Automne en Vanoise

Exceptionnel week-end d’Octobre, qu’il ne fallait manquer sous aucun prétexte! La montagne a pris ses couleurs d’automne, contraste de couleurs chaudes et de neige sur les sommets, le tout sous un ciel bleu profond apportant des luminosités spéciales.

Passage à la Maison Penchée, toujours un best-seller!

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Visite du Fort Victor-Emmanuel, où je n’étais pas retourné depuis au moins 15 ans, mais qui n’a pas bougé !

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Puis nous montons vers le Plan d’Amont pour le début de notre rando.

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Le Refuge du Fond d’Aussois n’est pas gardé, mais il est populaire par ces week-ends ensoleillés, et nous ne serons pas tout seuls.

Le changement d’heure de ce dimanche présente au moins l’avantage de nous faire profiter des couleurs du matin – en direction du Col d’Aussois.

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La Pointe de l’Echelle, qui fait vraiment très envie.

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Le Col atteint…

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…nous reprenons notre route vers la Pointe de l’Observatoire.

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Pour finalement atteindre le sommet, à la cote 3015m.

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Et en redescendre, les yeux pleins d’étoiles.

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Et encore du vélo

La montée vers la Charmette est bien longue, la remontée vers le Col de la Petite vache est difficile – portage poussage dans de gros cailloux chartrousins – et la traversée du plateau est rendue laborieuse par la terre humide, qui glisse et colle aux roues. Les mouflons s’enfuient à mon arrivée. Mais une fois passée la cabane des Banettes, on enfile 1500m de descente soutenue, à peine interrompue par quelques centaines de mètres de goudron à Mont Saint-Martin. Et dans ces couleurs émergentes de l’automne, quel pied:

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Encore du vélo

Gros week-end de vélo, d’abord tout seul avec une montée de Veurey à Autrans en passant par le sommet de la Sure, et le single des Pichières. Le ratio montée/descente rend la chose un peu ingrate, mais ce n’est que pour mieux profiter le lendemain…

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Sortie en famille autour de Gève le lendemain – où les grands s’éclatent à piloter dans le single sauvage des Eperières.



Retour enfin avec Anselme, par le tunnel pour une descente classique par Montaud.



Ultra Raid de la Meije

Boris a réussi à m’embarquer dans son aventure de l’Ultra-Raid de la Meije… Alors qu’il fera les 2 randos (samedi et dimanche), je me décide pour celle du dimanche uniquement. Au programme, la traversée du Plateau d’Emparis, la descente de Besse, la descente vers le Chazelet… de vrais sentiers de montagne que j’ai déjà emprunté par le passé.

Je rejoins Boris le samedi soir alors qu’il vient de finir son parcours, qui a laissé des traces ! 72km dans les Cerces, avec un départ à 6h du matin. Ce sera un gros morceau d’enchaîner avec le dimanche.

Encore plus gros morceau, la vraie performance de Yann, que je vois arriver vers 19h, finisher du parcours Elite : 117km et 5000m de vélo de montagne, avec des barrières horaires très exigeantes (à titre d’exemple, une seule femme a réussi à les passer ce samedi). Yann est visiblement vraiment à bout quand il arrive… !

Notre parcours du dimanche démarre de la Grave, monte vers les Terrasses puis au-dessus du Chazelet. Une première descente bien poussiéreuse nous ramène au fond du vallon de la Buffe, d’où nous montons vers le Refuge du Pic du Mas de la Grave, nouvel établissement qui accueille un ravitaillement.

Le fond du vallon est vite atteint, et le poussage/portage commence vers le point haut du parcours, au pied du Pic du Mas de la Grave – encore 700m plus haut !

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Descente plaisir vers le plateau d’Emparis : plein les yeux, en roulage agréable sur un petit sentier.

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Arrivés au pied de la descente vers Besse, nous réalisons que la barrière horaire n’est pas loin, et qu’il ne va pas falloir s’endormir pour éviter la coupure de parcours au Col du Souchet.

Plein gaz dans la descente de Besse, qui a bien changé en quelques années, par le passage des vélos : d’un sentier alpin caillouteux, elle est devenue une vraie piste de descente, avec virages creusés et purgée de ses cailloux. Tout en poussière, très sec – mais vraiment rapide.

Au-delà du plaisir que cette descente provoque chez les vttistes, cela amène à s’interroger sur l’impact de cette fréquentation intense – à fortiori lors d’épreuves comme celle-ci. Est-ce vraiment durable ? Est-ce compatible avec une éthique Leave No Trace ?

A Besse, ravitaillement de nouveau. Nous avons déjà pas mal de dénivelé dans les jambes, il faut se remotiver pour la montée vers le plateau. Je connais bien la piste, elle est assez ingrate : du bas on peut voir tous les lacets du haut, et la pente est constante à 9% sur 800m de dénivelé. Pas trop raide, mais pas facile non plus.

Alors il faut se caler sur un rythme de croisière et appuyer sur les pédales – malgré la chaleur et le soleil, qui tape fort à la mi-journée. Sans traîner trop (toujours cette pression de la barrière horaire) nous déroulons vers le Col du Souchet. Ca pousse d’abord, puis on arrive assez bien à rouler sur la suite. La montée vers les Lacs est plus difficile en revanche.

Par quelques passages un peu techniques (autour du Lac Noir puis en dessous), nous aboutissons enfin sur la partie qui donne le sourire : le roulage sur le plateau, profil descendant et ultra-rapide vers le Chazelet.

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Retour à la Grave par la descente de N-D de Bon Repos, un vrai morceau de bravoure, comme disait Yann. Un début en forêt très chouette, puis de méchantes épingles T4+/T5 en ardoise sèches, et très exposées en cas de chute qui nous amène gentiment à la route, puis à la remontée vers la Grave par les fameux escaliers. Et c’est l’arche d’arrivée - et la bière qui va avec.

On a pris du plaisir sur ce parcours. Chapeau à Boris qui enchaîne les 2 journées – et chapeau² à Yann pour avoir tout enchaîné en une seule journée. C’est vraiment vraiment très physique !



Regardez la vidéo officielle, elle est classe!

Echine de Praouat

J’arrive à vendre à Olivier une sortie de VTT ou plutôt de Vélo de Montagne, malgré ses expériences précédentes plutôt décevantes. Il faut dire qu’en semi-rigide sur les terrains autour de chez nous, on est vite limités et les descentes sont vite laborieuses. Je lui prête aujourd’hui un vélo qui devrait lui permettre d’en profiter un peu plus.

Notre plan est de faire le tour de l’Echine de Praouat, une longue crête orientée Nord-Sud, vestige morainique des grands glaciers qui avançaient autre fois dans ces vallées. En remontant le vallon depuis Besse-en-Oisans, on atteint le fond de la vallée par un beau sentier lisse et roulant. Sur notre gauche, l’Echine ressemble à de l’aluminium en fusion au soleil !

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Par temps plus humide, ce sentier est à priori rendu difficile par la boue et le piétinement des animaux en pâture. Pas de souci aujourd’hui, c’est très sec et ça roule tout du long.

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Au pied d’une belle montée en lacets, nous commençons le poussage/portage. C’est un incontournable du Vélo de Montagne, cela fait partie du jeu. Vu de l’extérieur, les gens ont souvent du mal à comprendre qu’on puisse pousser ou même porter son vélo sur son dos sur plus de 500m de dénivelé !

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Par une traversée après le premier poussage, on arrive sous le Col de la Valette, et il reste encore de la hauteur à prendre pour arriver aux Chalets de la Valette, où un troupeau est en alpage. Bonne nouvelle, les chiens que nous apercevons au loin sont noirs (et pas blancs), ce qui signifie que nous n’aurons pas de problèmes avec les patous aujourd’hui !

Après une courte pause fuel au bord du torrent, nous attaquons le dernier morceau, un portage bien rustique et bien raide dans les ardoises, qui aboutit au point haut de notre parcours, le Fond du Ferrand. Début de notre descente.

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Devant nous, 1400m de sentier jusqu’à la voiture, dans ce vallon du Ferrand, absolument superbe, surmonté par les glaciers du Pic Bayle et des Quirlies.

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La descente est assez homogène, d’abord assez raide et caillouteuse jusqu’à la Pierre de l’Oiseau, puis plus lisse en sentier roulant. Au bord du torrent qui descend des Quirlies, dans les alpages, on se laisse glisser sur ce petit sentier étroit. Certains passages sont vraiment exceptionnels, en particulier entre Les Bruyères jusqu’à Pont Ferrand et ses quelques très belles épingles.

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La suite est plus classique, jusqu’au hameau du Perron, Clavans le Haut puis le Bas, et enfin le fond de vallée et la voiture par le GR. Une descente infinie, quasiment sans toucher le goudron, sur des sentiers fidèles à leur réputation. Encore une belle classique.

Olivier aura apprécié et même bien géré cette descente, en apprenant petit à petit les tactiques de placement du vélo et les stratégies de freinage. Un vélo plus adapté aura sûrement aidé aussi !

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