Archives septembre 2021

Chronique Musicale: Chega de Saudade, João Gilberto (1958)

Chega de Saudade est un morceau composé par João Gilberto et Vinicius de Moraes en 1958 et présent sur un single qui fera date dans l’histoire de la musique. C’est ni plus ni moins que l’invention de la Bossa Nova et son phrasé spécifique à la guitare, appelé batida.

Ce disque rencontrera un succès mondial et lancera un mouvement musical planétaire encore actif aujourd’hui. Quelques années plus tard, Stan Getz entamera la conversion de ce style en jazz, ce sera la naissance du jazz bossa.

Le titre Chega de Saudade est donc enregistré pour la première fois par João Gilberto en 1958 et le voici dans sa version originale.



Le morceau est écrit en Ré et utilise les modes Mineurs et Majeurs, créant une alternance subtile de mélancolie et d’espoir. Il semblerait que ce soit le concept de Saudade en portugais, mot intraduisible en français, et qui évoque des sentiments mêlés. En anglais, le titre sera d’ailleurs traduit No More Blues.

Voici une version du quintet de Dizzy Gillespie, qui enrichit la section rythmique de percussions brésiliennes et d’un rythme presque samba: pleine période jazz bossa!



Mais ma version préférée est celle du Rosenberg Trio, où les guitares gitanes et la contrebasse restituent parfaitement cette rythmique chaloupée propre à la bossa. Et bien sûr, la guitare et le swing naturel de Stochelo Rosenberg font des merveilles sur ce titre du mythique album Seresta, sorti en 1989 (et réédité en 2009 à l’occasion de ses 20 ans). Ouvrez grand vos oreilles et écoutez la subtilité du jeu, le vibrato, les modulations, les relances… tout est parfait !

Sous le Râteau Ouest

Dès qu’il faut se lever un peu (et encore, première benne à 8h30 !!!) c’est sélectif et seul François sera motivé pour nous accompagner ce matin sur le Glacier de la Girose. Du coup on ambitionne d’aller jusqu’au Râteau Ouest peut-être, on verra bien.

Dans la queue pour le téléphérique je retrouve Jocelyn C. qui prévoit justement le même trip avec ses garçons. On fera donc un bon bout de la sortie ensemble, jusqu’à nous arrêter vers 3600m passés, ma cordée souffrant un peu de l’altitude et l’arête étant un peu encombrée sur la suite.

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Photo Jocelyn C.

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Photo Jocelyn C.

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Photo Jocelyn C.

On se pose donc face au Vallon de la Selle, et après une petite séance photo promotionnelle pour La Sportiva (et un nouveau modèle de chaussure que Jocelyn teste en vue d’un article), prenons le chemin du retour dans de belles lumières.

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Photo Jocelyn C.

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Il y a bien longtemps que je n’étais pas revenu ici l’été : le secteur est très adapté à des initiations ou des courses de perfectionnement sans longue approche, ce qui est assez unique dans les Ecrins. Malgré cet avantage apporté par le téléphérique en place, il faudrait être dingue pour défendre encore un développement supplémentaire et un 3ème tronçon actuellement en projet… quel montagnard peut avoir envie de ça?

Eté 2021

Nous commençons nos congés d’été par un court séjour à Saint-Gervais, où la météo n’a pas permis de satisfaire nos ambitions. Pas grave, nous avons pu grimper un peu quand même. Direction le Morvan ensuite pour une fête de famille. Entre les préparatifs, un peu de vélo-rail, du rafting sur le Chalaux (again !) et même de l’équitation.

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Nous poursuivons par un trip en Crète. Que de belles choses et de beaux endroits… Une chaleur un peu difficile en début de séjour qui oblige à se lever un peu tôt, heureusement notre maison a une belle piscine, et la mer n’est pas loin non plus.

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Entre les plages et les belles tables de restaurant, il y a aussi de quoi toucher du doigt l’histoire de l’île par les visites de monastères ou de site minoens, ou encore des ports vénitiens dans les villes.

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Un matin nous laissons les gars faire la grasse matinée dont ils rêvent depuis le début du séjour et nous prenons la route du Mont Ida (ou Psiloritis), culmen de la Crète à 2456m. L’ascension démarre d’une route de bout du monde, sur un plateau désertique brouté par les chèvres. Le vent nous attrapera sur la crête finale, et rendra la progression difficile avec des rafales approchant les 100km/h. Au sommet, une petite chapelle et une grosse cloche, mais surtout une vue à 360° sur toute l’île.

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En deuxième partie de séjour, cap sur l’extrême ouest de l’île et ses lagons, belles plages et villages typiques. Notre best restera la plage d’Elafonissi, où il est possible de trouver des criques désertes et une eau turquoise à seulement 15min de marche de la foule des transats. Beau souvenir aussi de cette crique perdue au Sud de Salafarna : déserte.

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Les gorges de Samaria étant fermées pour cause de risque d’incendie trop élevé (ça brûle fort dans les îles au Nord d’Athènes), nous nous rabattrons sur celles d’Imbros, tout aussi jolies.

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Dernière section de notre séjour, une semaine de famille (de l’autre côté) sur le bassin d’Arcachon. Nous logeons au Pilat, superbe quartier très huppé de belles villas entre la Dune et l’entrée du bassin. Surf, paddle, plage, belles tables et même de la voile… la vie en bord de mer a aussi ses avantages, et on s’y habituerait vite !

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Sur la route du retour, nous faisons étape dans le Quercy, et après avoir visité Cahors, la grotte de Pech Merle (fantastique !), nous descendons dans le Gouffre de Padirac. De belles expériences.

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