La Yaute

De belles chutes de neige récentes et un beau soleil annoncé, voici LA journée à ne pas manquer sur les skis, d’autant plus que skier dans ces conditions en Novembre n’est pas garanti tous les ans ! On se rappelle de certains débuts d’hiver laborieux.

Nous avions prévu le week-end à St-Gervais et malgré le retour des US et le planning bien chargé nous nous y sommes tenus.

Samedi, les Grands-Montets avec les boys – qui commencent ma foi à bien envoyer dans toutes les neiges. Trop cher, trop peuplé… d’habitude je boude un peu ce genre de station. Mais en tarif spécial et en fréquentation de début de saison, c’est vraiment acceptable. Et il faut reconnaître que le potentiel hors-piste de ce versant est tout simplement incroyable, même en ouverture partielle de la station. Il y a de quoi occuper une belle journée de ski.

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Samedi soir, nous fêtons les 25 ans de l’association « A chacun son Everest » dans un bel hôtel de Chamonix, avec plus de 250 invités et une Christine Janin survoltée. Difficile d’associer une carrière de montagne comme la sienne à cette boule de nerfs qui sautille sur la piste de danse.

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Dimanche, la neige arrive plus tôt que prévu. Grasse matinée pour tout le monde, mais je sors faire un tour au fond des Contamines malgré le mauvais annoncé.

Dès le début, la neige colle à mes peaux vite détrempées, ça botte à mort et c’est très physique. Vers 10h le neige se met à tomber encore plus fort, le brouillard et le vent s’en mêlent pour ne rien arranger. Je m’arrête 20m sous le Col de la Fenêtre pour éviter la baston, et j’engage la descente dans un jour blanc abominable. La neige se skie bien, mais les reliefs sont trop imprévisibles pour en profiter. Complètement trempé, perdu et désorienté sur le vaste plateau au pied de la Cicle, je dois même remettre brièvement les peaux pour me sortir d’une dépression, avant de retrouver la pente et l’itinéraire de descente par la Balme. Assurément pas la sortie de l’année.

Atlanta, Georgia

Emmanuelle et moi travaillons dans deux secteurs totalement distincts et des entreprises n’ayant rien à voir entre elles, mais le hasard a fait que nous nous sommes retrouvés dans la région d’Atlanta la même semaine. En dehors des problèmes de garde d’enfants que cela a pu poser, c’était surtout une opportunité pour profiter un peu de ce déplacement sur notre temps personnel, et visiter ce coin des US.

Le plan initial – qui était axé sur les Great Smoky Mountains, fut un peu perturbé par l’annonce d’une météo particulièrement mauvaise sur le Nord de la Georgie. Il a donc fallu s’adapter, trouver un plan alternatif et opter pour le Sud pour minimiser l’impact du mauvais temps. Plus on descend vers le Golfe de Floride, plus le paysage s’aplatit, pour finir en plaine forestière et marécageuse vers la côte. Mais nous avons pu trouver des coins intéressants. Petite prise de contact avec la ville le mercredi matin, au saut du lit.

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Après la semaine de boulot, nous nous retrouvons le jeudi soir à Atlanta, pour profiter de la ville.

En Georgie centrale, il y a une espèce de mini-Grand Canyon, dans le Providence State Park. On peut descendre au fond du lit de ruissellement et circuler sur le bord du canyon, qui présente des couleurs incroyables.

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Un petit détour par l’Alabama nous amène ensuite dans la jolie ville d’Eufaula – capitale mondiale de la production de cacahuètes ! L’architecture y est très marquée par la période esclavagiste.

Un peu plus au Nord, se trouve l’Eufaula Wildlife Refuge, où nous faisons un petit stop pour admirer la faune, facilement visible.

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Nous mettons ensuite le cap vers Pine Mountain, une petite chaîne de montagnes-collines boisées. Notre objectif est de passer 2 jours sur le Pine Mountain Trail, un sentier de randonnée qui parcourt la chaîne d’Est en Ouest.

Le départ se fait dans la brume le samedi matin. Ambiance automnale. Il fait assez chaud et très humide, et la pluie est annoncée pour l’après-midi. Nous pressons donc le pas.

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Arrivés à notre emplacement de bivouac, nous avons juste le temps de monter la tente lorsque la pluie se met à tomber, pour 3h de précipitations intenses. Ca tombe bien, pile à l’heure de la sieste !

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Lorsque la pluie s’arrête, place à l’exercice - presqu’un cas d’école, d’allumage du feu de bois détrempé. De la préparation et du savoir-faire, et après quelques efforts un feu qui tiendra la soirée et nous permettra de manger chaud. Pour la petite histoire, nous n’avons pas trouvé de cartouche de gaz compatible avec le réchaud, nous sommes donc 100% dépendants du feu.

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L’ambiance sera bien différente au matin, avec un froid piquant sous un ciel bien plus dégagé.

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Le retour sur le Trail offre des vues différentes sur la plaine de Georgie et ses grandes forêts, et sous le soleil malgré l’air frais.

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Pour la nuit suivante, nous optons pour le site de camping au cœur du parc, au bord du lac. Malgré les étasuniens dans leurs pick-ups, le site est sympa, au milieu de la forêt au bord d’un petit lac.

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Le lendemain il fait encore plus froid, la voiture annonce 3°C au réveil.

Je pars courir la dernière section du Pine Mountain Trail que nous n’avons pas parcourue. L’allure de la course permet de voir plus d’animaux dont plusieurs daims qui s’enfuient à mon approche.



Retour vers Atlanta l’après-midi pour notre avion.

Montagne de la Pale

La première sortie de ski de la saison fait toujours plaisir. Les suivantes aussi!

Devant l'affluence prévue à Chamrousse, comme c'est souvent le cas en début d'hiver, nous recherchons les plans alternatifs qui nous éviteront les foules. D'abord partis pour les alentours du Col de l'Arzelier, nous changeons d'avis dans la voiture pour le Rocher du Baconnet. Puis finalement pour la Montagne de la Pale, petit sommet du Vercors, sauvage et non fréquenté.

Dès la route on peut chausser les skis et la couche de neige est déjà sympa. On retrouve avec beaucoup d'enthousiasme ces paysages enneigés.

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La "Cabane en Plein Vent", désormais fermée, est placée sur le Col entre la Montagne de la Pale et les Rochers du Cléton. Nous remontons la croupe, pour finir skis sur le sac au sommet.

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Le pré qui s'offre sur le versant NO est très skiant, et nous refaisons une petite boucle pour le skier 2 fois.

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Automne en Vanoise

Exceptionnel week-end d’Octobre, qu’il ne fallait manquer sous aucun prétexte! La montagne a pris ses couleurs d’automne, contraste de couleurs chaudes et de neige sur les sommets, le tout sous un ciel bleu profond apportant des luminosités spéciales.

Passage à la Maison Penchée, toujours un best-seller!

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Visite du Fort Victor-Emmanuel, où je n’étais pas retourné depuis au moins 15 ans, mais qui n’a pas bougé !

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Puis nous montons vers le Plan d’Amont pour le début de notre rando.

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Le Refuge du Fond d’Aussois n’est pas gardé, mais il est populaire par ces week-ends ensoleillés, et nous ne serons pas tout seuls.

Le changement d’heure de ce dimanche présente au moins l’avantage de nous faire profiter des couleurs du matin – en direction du Col d’Aussois.

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La Pointe de l’Echelle, qui fait vraiment très envie.

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Le Col atteint…

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…nous reprenons notre route vers la Pointe de l’Observatoire.

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Pour finalement atteindre le sommet, à la cote 3015m.

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Et en redescendre, les yeux pleins d’étoiles.

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Ultra Raid de la Meije

Boris a réussi à m’embarquer dans son aventure de l’Ultra-Raid de la Meije… Alors qu’il fera les 2 randos (samedi et dimanche), je me décide pour celle du dimanche uniquement. Au programme, la traversée du Plateau d’Emparis, la descente de Besse, la descente vers le Chazelet… de vrais sentiers de montagne que j’ai déjà emprunté par le passé.

Je rejoins Boris le samedi soir alors qu’il vient de finir son parcours, qui a laissé des traces ! 72km dans les Cerces, avec un départ à 6h du matin. Ce sera un gros morceau d’enchaîner avec le dimanche.

Encore plus gros morceau, la vraie performance de Yann, que je vois arriver vers 19h, finisher du parcours Elite : 117km et 5000m de vélo de montagne, avec des barrières horaires très exigeantes (à titre d’exemple, une seule femme a réussi à les passer ce samedi). Yann est visiblement vraiment à bout quand il arrive… !

Notre parcours du dimanche démarre de la Grave, monte vers les Terrasses puis au-dessus du Chazelet. Une première descente bien poussiéreuse nous ramène au fond du vallon de la Buffe, d’où nous montons vers le Refuge du Pic du Mas de la Grave, nouvel établissement qui accueille un ravitaillement.

Le fond du vallon est vite atteint, et le poussage/portage commence vers le point haut du parcours, au pied du Pic du Mas de la Grave – encore 700m plus haut !

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Descente plaisir vers le plateau d’Emparis : plein les yeux, en roulage agréable sur un petit sentier.

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Arrivés au pied de la descente vers Besse, nous réalisons que la barrière horaire n’est pas loin, et qu’il ne va pas falloir s’endormir pour éviter la coupure de parcours au Col du Souchet.

Plein gaz dans la descente de Besse, qui a bien changé en quelques années, par le passage des vélos : d’un sentier alpin caillouteux, elle est devenue une vraie piste de descente, avec virages creusés et purgée de ses cailloux. Tout en poussière, très sec – mais vraiment rapide.

Au-delà du plaisir que cette descente provoque chez les vttistes, cela amène à s’interroger sur l’impact de cette fréquentation intense – à fortiori lors d’épreuves comme celle-ci. Est-ce vraiment durable ? Est-ce compatible avec une éthique Leave No Trace ?

A Besse, ravitaillement de nouveau. Nous avons déjà pas mal de dénivelé dans les jambes, il faut se remotiver pour la montée vers le plateau. Je connais bien la piste, elle est assez ingrate : du bas on peut voir tous les lacets du haut, et la pente est constante à 9% sur 800m de dénivelé. Pas trop raide, mais pas facile non plus.

Alors il faut se caler sur un rythme de croisière et appuyer sur les pédales – malgré la chaleur et le soleil, qui tape fort à la mi-journée. Sans traîner trop (toujours cette pression de la barrière horaire) nous déroulons vers le Col du Souchet. Ca pousse d’abord, puis on arrive assez bien à rouler sur la suite. La montée vers les Lacs est plus difficile en revanche.

Par quelques passages un peu techniques (autour du Lac Noir puis en dessous), nous aboutissons enfin sur la partie qui donne le sourire : le roulage sur le plateau, profil descendant et ultra-rapide vers le Chazelet.

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Retour à la Grave par la descente de N-D de Bon Repos, un vrai morceau de bravoure, comme disait Yann. Un début en forêt très chouette, puis de méchantes épingles T4+/T5 en ardoise sèches, et très exposées en cas de chute qui nous amène gentiment à la route, puis à la remontée vers la Grave par les fameux escaliers. Et c’est l’arche d’arrivée - et la bière qui va avec.

On a pris du plaisir sur ce parcours. Chapeau à Boris qui enchaîne les 2 journées – et chapeau² à Yann pour avoir tout enchaîné en une seule journée. C’est vraiment vraiment très physique !



Regardez la vidéo officielle, elle est classe!

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