Pic Nord des Cavales, arête Sud

Vanoise la semaine dernière, Ecrins cette semaine. Direction le refuge du Pavé pour monter au Pic Nord des Cavales, dont le rocher a bonne réputation.

La montée au Pavé est bien longue, mais ces vallons sont tellement beaux qu’on oublie la distance et les cailloux.

Ici le Plan de l’Alpe avec Les Agneaux et le Pic de Chamoissière.

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Puis un peu plus loin, vue sur le Pic de Neige Cordier, Roche Faurio et son austère Couloir N.

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Enfin en montant encore un peu sur la longue moraine, toujours le Pic de Neige Cordier et un clocheton de la Grande Ruine.

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Nous passons par le sentier des câbles sous le refuge, qui permet de l’atteindre plus directement. Il louvoie habilement dans la barre rocheuse, et aboutit sur le replat du Lac du Pavé, à quelques centaines de mètres du refuge. Les nuages ont fini par monter, et la brume enveloppe tout à notre arrivée.

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Heureusement tout va se dégager un peu plus tard dans la soirée, nous offrant de jolies vues sur le secteur, et notamment le Pic Gaspard, le Pavé et bien sûr la Grande Ruine, dont la face Nord est là, juste en face.

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Le refuge du Pavé est pour le moins rustique, et le confort y est plus que sommaire. Pour augmenter la capacité de la vieille cabane de chantier (3m de large, tout en long), certains dorment dans des tentes, d’autres dans « la grotte ». Mais la salle à manger n’est pas assez grande pour accueillir tout le monde, et les équipements à dispo des gardiennes pour cuisiner pour 30 personnes font franchement peur…

L’avantage pour nous est la marche d’approche réduite, et l’absence de neige ou de glacier : pas besoin de se lever trop tôt (et tout faire en chaussures basses, aussi!). C’est donc vers 6h passées qu’on se met en route, et un peu plus d’une heure plus tard nous touchons le rocher.

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Le caillou est superbe sur cette arête Sud, ce qui est étonnant pour ce niveau, car tout est vraiment facile et bien fracturé.

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Après 2 longueurs un peu plus grimpantes, les rochers finaux donnent accès au sommet, d’où la vue sur le massif de la Meije est spectaculaire.

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Pour la descente, nous ferons quelques rappels mais la majeure partie en désescalade. Enfin, de bons névés nous permettront de gagner de précieux mètres de descente.

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Pause à Valfourche, porte d’entrée de la zone cœur du Parc National.

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Et elle est bien longue, cette descente jusqu’au parking… on totalisera plus de 13km et 1700m de descente. De quoi bien se mettre les pieds en compote.

Pointe de la Grande Glière, arête Sud

Il y a du monde en montagne en ce moment, et pas mal de refuges annonçaient complet. Plusieurs de nos plans initiaux sont donc tombés à l’eau les uns après les autres. Nous étions prêts à aller bivouaquer lorsque 2 places se sont libérées au Col de la Vanoise. Ce sera donc la Pointe de la Grande Glière, avec Rémy.

Bon, vous le savez, j’adooore ce coin des Alpes. Et c’est un vrai plaisir d’y revenir, cette fois pour cette belle course qu’est l’arête Sud de la Grand Glière : une course très variée où l’on rencontrera une belle variété de terrains, et où le sens de l’itinéraire sera important. En prime, de l’escalade plaisir sur un rocher parfait, et un sommet solitaire panoramique.

Montée au refuge par le Lac des Vaches, un lieu toujours hautement instagramable.

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Le sommet de demain est bien visible, c'est le plus à gauche sur la photo. L'arête Sud y est bien visible, elle descend à droite du sommet.

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Le temps change alors que nous arrivons sur place, et les orages arrivent. Pluie intense, éclairs et tonnerre pendant tout la nuit !

Mais au matin, il y a certes encore de la brume un peu partout, mais le ciel s’annonce dégagé. Nous faisons la rencontre d’une star de l’alpinisme au petit déjeuner. L’homme, le mythe, la légende… Patrick Gabarrou. Un mec hyper simple, rayonnant, et presque gêné quand on le remercie pour l’inspiration qu’il a apporté à toute une génération de montagnards, Remy et moi les premiers. A presque 70 ans, il continue à faire du guide sur des courses classiques (il emmène un jeune à la Grande Casse aujourd’hui), plus pour le partage, les rencontres et le bonheur d’être en montagne que pour l’aspect sportif ou technique. Mais quelle carrière, et quel bonhomme... Inspirant!

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De nuit, nous contournons le Lac Long, remontons la moraine raide du Glacier de la Grande Casse, le franchissons dans la neige, remonter la deuxième moraine latérale. Nous éteignons les frontales pour la montée au Col des Schistes. Raide, en terrain très… schisteux (comprenez : 2 pas en avant, 1 pas en arrière) mais heureusement assez rapide.

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Une fois au Col il faut s’équiper pour attaquer l’éperon Sud qui nous donnera accès au Glacier. Le rocher est plutôt bon, les pas sont faciles et nous ferons tout en corde tendue.

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On débouche alors sur un vaste replat glaciaire, sous le Col des Glières, qui nous donnera accès à l’arête Sud. Sa traversée est rapide.

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Voici l’arête proprement dite. Le versant Est de l’arête est déjà chaud, alors que les passages ombragés sont recouverts d’une petite couche de grésil, puis de verglas sur le haut.
L’escalade est facile la plupart du temps, avec quelques pas plus grimpants. On louvoie constamment entre les 2 versants, un coup au soleil, un coup à l’ombre. Sur le haut, on est plus souvent sur le fil, jusqu’à une petite vierge plantée là, sous le sommet, et que l'on s'amuse à cravatter, pour l'anecdote et la photo.

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Quelques passages d’arête plus loin, sommet ! Nous aurons mis 4h du refuge au sommet, ce qui est assez rapide. Etant de plus partis très tôt, nous sommes les premiers et seuls au sommet. Nous allons croiser plusieurs cordées dans notre descente.

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Retour au col, puis descente par le Glacier jusqu’aux passages des verrous glaciaires et enfin névés pour aboutir sur la moraine au-dessus du Lac des Vaches.

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Enfin, longue descente sur Pralognan, où l’on croise des foules de randonneurs qui montent.

Une très belle course, hautement recommandable !

Juin 2021

Quelques instants en vrac du mois de Juin, à défaut de long récit.

Explorations sous-terraines en famille – l’occasion d’échapper à la pluie.

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Week-end d’anniversaire en Haute-Loire : un territoire que je ne connaissais pas, et dont les vastes forêts nous ont beaucoup plu.

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Une belle sortie longue sur les Hauts-Plateaux du Vercors : Pas de la Ville, Grand Veymont, Pré Peyret, Grande Cabane, retour Pas de la Ville. Quelle beauté… !

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Parti très léger et avec ce temps très chaud, l’utilisation optimale des rares points d’eau du secteur s’est avérée déterminante !



Enfin, un Mont Aiguille un peu brumeux avec François, qui goûte ici avec beaucoup d’enthousiasme à ses premières escalades hors falaise.

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Aiguille des Glaciers

Encore une belle classique de fin de saison, la vallée des Glaciers étant une vraie réserve à neige, et l'altitude élevée du sommet permettant du ski encore jusqu'au mois de Juin les bonnes années.
Bivouac au bout de la route avec Patrick, Olivier, Lionel et Yoann.

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Il ne fait pas grand beau au démarrage, les nébulosités vont et viennent en altitude.

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Nous aurons de beaux moments d'éclaircie sur le glacier.

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Il y a de la longueur pour arriver jusqu'à l'antécime, le sommet étant défendu par un bastion rocheux peu praticable à skis...

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Le ciel va se rebâcher lors du premier tiers de la descente, nous obligeant à une descente sans visibilité, tout à l'alti et au GPS.

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Enfin, ça se dégage totalement sur le bas.

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Sur la route du retour, passage par Beaufort et son distributeur de fromage!

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Rocher Blanc

Le Rocher Blanc est un bon secteur pour le ski de fin de saison: l'enneigement y est souvent bon et le portage limité depuis la route. Et puis, ça reste un des points culminants de Belledonne.

Ici nous partons de Rieu Claret et la route du Glandon. 10min plus tard nous sommes sur la neige, et le regel n'est pas terrible, laissant augurer de conditions de ski bien mauvaises. Finalement, tout s'améliorera avec l'altitude et le versant N dans la Combe Madame et nous aurons du très bon ski.

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