De vraies conditions d'hiver en Belledonne

Première journée de soleil de l’année 2021 pour l’agglomération grenobloise ce Vendredi 8 Janvier – la chape de plomb se dissipe enfin ! Thierry étant dispo aussi les vendredis, mais son matériel étant à l’Alpe d’Huez, nous optons pour un départ proche, et le versant Est de Belledonne. La vallée de l’Eau d’Olle est encaissée, froide et enneigée en ce début Janvier. -8°C au parking, et beaucoup moins à mesure que l’on montera.

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Avec Thierry ça ne pinaille pas, c’est rapide en montée, en manip et en descente ! Nous aboutissons rapidement au petit col 2594 sur la crête au SO du Pic des Trois Officiers. Derrière, un petit couloir encaissé nous amènera dans le grand vallon issu du Col de la Mine de Fer. Le ski est exceptionnel – le coin est un véritable congélateur, jamais ensoleillé en cette saison, et qui a gardé une poudreuse profonde, froide et légère.

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Nous remontons ensuite au Col de la Mine de Fer, rapidement atteint avec quelques rayons de soleil bienvenus. Toujours vers le haut, nous optons pour le Col de la Pierre, dont le ski sera tellement bon que nous le skierons 2 fois, dont une fois par le petit couloir issu du Sommet Colomb.

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Revenus au Col de la Pierre nous descendons ensuite par le grand vallon qui rejoint notre trace de montée. Et ce sera plus de 1200m de ski fantastique, dans un vallon quasi sans trace, tout en poudreuse jusqu’à la forêt du bas. Du caviar !

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Pour le samedi, le programme est sensiblement le même : le bon ski de la veille et la soif de grands espaces nous amènent dans le vallon de la Balmette, avec Olivier et Lionel.

Nous passons sous les Rochailles, par le Lac de la Balmette pour finalement remonter la combe issue du Grand Pic de Belledonne. Ce vallon est sauvage et peut-être un des plus beaux du coin.

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Sous le Col de la Balmette – que nous connaissons déjà tous les trois, nous piquons à droite vers le Pic Lamartine et une petit crête exigüe atteinte au prix d’un traçage et d’un brassage en règle.

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De l’autre côté, tout est vierge de trace, et en neige excellente. Notre plan est de skier le couloir au pied du Pic Lamartine, mais il présente un bombé très chargé à l’entrée, et nous craignons qu’il se purge intégralement au premier passage. Devant le doute, nous appliquons l’adage bien connu « si la question se pose, c’est que la réponse est déjà donnée » et optons pour les grandes pentes pour contourner le couloir. Là encore, de la pente, de la neige excellente. Il n’y a guère que le manque de visibilité qui est à regretter.

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Nous rechaussons les peaux pour le col au-dessus de la Pointe du Muret. Déjà, les problèmes de colle sur les peaux émergent chez mes collègues. Le froid et la neige des multiples manip n’aident pas. Lionel devra même finir à pieds – dans la neige profonde, ce n’est pas une mince affaire.

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Nous allons un peu galérer pour sortir de ce coin : des traces nous amènent dans un cul de sac au pied de barres rocheuses, et nous devons remettre les peaux. Partis plus vers l’Est dans le vallon de l’Etang des Bœufs, nous nous ferons piéger encore une fois par la carte IGN, n’indiquant pas une zone de barres infranchissables vues du dessus. Quelques manips un peu douloureuses pour ceux qui les font à pieds, trahis par leurs peaux au pire moment…

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Enfin, nous trouvons le bon goulet pour rejoindre le Lac de la Balmette. Et il est dantesque!

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Puis vers les Rochailles, où la neige est superbe, une fois de plus. Profonde, non tracée et en slalom entre les vernes, ce sera pour moi le meilleur passage. La fin est sans histoire, avec un bon boarder-cross de sortie dans la forêt.

Etrange Noël

Ce fut une période compliquée pour tous, à tenter de jongler entre les restrictions imposées et les prudences recommandées… Nous avons essayé de concilier isolement, vie familiale et activités de plein air sans prendre de risque. Jusqu’ici, tout porte à croire que l’on a réussi. Croisons les doigts !

Les jours qui ont précédé Noël furent très doux et ensoleillés. Le Vercors ayant bien pris la neige, nous avons pu faire du bon ski le matin dans le froid, et profiter du soleil l’après-midi. Les conditions de ski de fond furent tout simplement mémorables : glisse excellente, bon enneigement sur Gève et des vitesses moyennes rarement atteintes sur ces distances, pour ma part !



Pour Noël, nous mettons le cap sur le Morvan. La météo se dégrade brutalement avec l’arrivée de la tempête Bella, qui arrosera copieusement le massif bourguigon. De la pluie et du froid, mais aussi de la neige pour le jour de Noël, ce qui me donnera l’occasion de cocher le sommet du Haut-Folin le 25 Décembre, dans des conditions franchement hivernales à 901m d’altitude !



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Retour à Autrans, avec des conditions bien différentes – Bella étant passée par là aussi. Beaucoup de neige, et beaucoup de ski de fond aussi, naturellement : plus de 200km cumulés en quelques jours. Quelques escapades en rando à noter avec les gars ou en solo, sur des versants habituellement dédiés au ski mécanisé, mais désertés par la fermeture des remontées. Quel plaisir ! Les stations se sont vraiment octroyé les meilleurs versants.

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Enfin, autour du Jour de l’An, nous mettons le cap sur la Haute-Savoie pour un second regroupement familial (« dans le respect des… gna gna gna ») dans le chalet d’un oncle à Passy. La météo est franchement pas terrible, avec du brouillard et des chutes de neige régulières. Mais malgré les repas à rallonge, les cadeaux et les intempéries, nous parviendrons à nous échapper à proximité des pistes de Plaine Joux– une fois avec Emmanuelle le matin, l’après-midi en solo au même endroit.

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L'Hiver est à l'heure

La neige est bien là, et il faut en profiter. C'est ce que fera la moitié de Grenoble ce week-end (à raison!), après des semaines d'enfermement, et peut-être en prévision de futures interdictions. Il faut profiter maintenant, tout de suite, ne sachant pas ce que l'on nous autorisera à faire demain.

Ce virus, qui tue (surtout) nos libertés, chamboule aussi le monde de la montagne: les stations étant fermées par décision administratives, les flux ne sont plus canalisés et la sécurité de son public plus assurée. S'il faut probablement se réjouir de cette affluence générale en montagne pour autre chose que du ski mécanisé - qui à terme va bel et bien disparaître, la transition est un peu abrupte. Des avalanches massives ont surpris des skieurs de rando à Courchevel, des zones de protection du tétras-lyre ont été dérangées, et bien que peu graves, les accidents de luge ont probablement été nombreux. Les parkings des stations autour de Grenoble ont été saturés, plus encore que lors des gros week-ends de Février, posant des problèmes de stationnement et de circulation presque partout.

Nous sommes sortis à Lans skier un peu autour des pistes samedi. Les conditions difficiles (neige, forte humidité, vent) ont rendu la progression pénible pour Olivier et tous les porteurs de lunettes! Mais la neige est bonne.

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Nous apprendrons une fois descendus qu'un arrêté municipal (pris par le Maire de Lans sous la pression de la Préfecture) interdit la pratique du ski sur le domaine pourtant fermé. Ce n'est probablement qu'une histoire de responsabilité, mais ça illustre bien le climat actuel et n'augure rien de bon pour la suite.

Dimanche, nous optons pour un tour vers le Charmant Som avec Emmanuelle. Arrivés pas trop tard au parking, on s'aperçoit très vite que ça va être la cohue: jamais vu autant de monde sur un itinéraire de rando - certes adapté aux débutants, mais ici carrément saturé à la montée comme à la descente, sans parler du parking et des pistes de luge, ski de fond et autre. Une affluence incroyable au moment de repartir.

Malgré tout, de bons virages dans une poudreuse de Chartreuse très profonde et légère, bien que s'alourdissant avec l'arrivée du soleil. Et de très belles lumières.

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Neige

Sortie d'observation le vendredi après-midi dans la prairie de Fessole. Les animaux préfèrent la lisière du bois au milieu de la prairie par ce temps (chute de neige intense, et vent soutenu de Sud). En me postant juste en face, j'ai eu droit au spectacle, bien à l'abri de mon tarp.

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Samedi, ski de fond à Gève pour l'ouverture. Une neige un peu trop fraîche et peu tassée, qui rend le ski physique. Mais que c'est bon de reprendre, tous ensemble...!

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Mention spéciale pour le ciel du soir, qui après la grisaille de la journée, nous offre des couleurs d'hallucinations!

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Le dimanche rebelote, mais là c'est carrément la journée idyllique: plein ciel bleu, neige abondante, forêt immobile, silence profond...

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En transition

Beaucoup de belles sorties en course à pieds depuis la maison et autour, avec des conditions exceptionnelles en montagne, en transition entre automne et hiver…

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Et puis, la longueur de notre laisse s’est allongée sensiblement, passant à 20km – ce qui nous permet désormais légitimement de profiter un peu plus loin.

Corrençon, et les belles forêts de la Réserve des Hauts-Plateaux.

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Alors que la vallée est engluée dans une nappe de brouillard, le Vercors dépasse de la brume et profite d’un air froid dans le soleil du matin. Le sol de la forêt d’Autrans est croustillant, et le plateau de Gève se prépare à l’arrivée de la neige (spoiler : c’est pour bientôt).

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Redescendus dans la crasse de la vallée en fin d’après-midi, nous montons faire un tour de VTT avec François, dans une ambiance irréelle à la Dent de Moirans : brouillard givrant, bord de falaise aux allures de bord du monde. Ca faisait un bon mois que je n’avais pas fait de vélo, et ça fait un bien fou de reprendre même dans des conditions un peu froides. Avec ses 3 sorties par semaine de VTT et de CO en section Raid du collège, François était un peu moins en manque…

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