Echine de Praouat

J’arrive à vendre à Olivier une sortie de VTT ou plutôt de Vélo de Montagne, malgré ses expériences précédentes plutôt décevantes. Il faut dire qu’en semi-rigide sur les terrains autour de chez nous, on est vite limités et les descentes sont vite laborieuses. Je lui prête aujourd’hui un vélo qui devrait lui permettre d’en profiter un peu plus.

Notre plan est de faire le tour de l’Echine de Praouat, une longue crête orientée Nord-Sud, vestige morainique des grands glaciers qui avançaient autre fois dans ces vallées. En remontant le vallon depuis Besse-en-Oisans, on atteint le fond de la vallée par un beau sentier lisse et roulant. Sur notre gauche, l’Echine ressemble à de l’aluminium en fusion au soleil !

Sans titre

Sans titre

Sans titre

Par temps plus humide, ce sentier est à priori rendu difficile par la boue et le piétinement des animaux en pâture. Pas de souci aujourd’hui, c’est très sec et ça roule tout du long.

Sans titre

Sans titre

Au pied d’une belle montée en lacets, nous commençons le poussage/portage. C’est un incontournable du Vélo de Montagne, cela fait partie du jeu. Vu de l’extérieur, les gens ont souvent du mal à comprendre qu’on puisse pousser ou même porter son vélo sur son dos sur plus de 500m de dénivelé !

Sans titre

Sans titre

Par une traversée après le premier poussage, on arrive sous le Col de la Valette, et il reste encore de la hauteur à prendre pour arriver aux Chalets de la Valette, où un troupeau est en alpage. Bonne nouvelle, les chiens que nous apercevons au loin sont noirs (et pas blancs), ce qui signifie que nous n’aurons pas de problèmes avec les patous aujourd’hui !

Après une courte pause fuel au bord du torrent, nous attaquons le dernier morceau, un portage bien rustique et bien raide dans les ardoises, qui aboutit au point haut de notre parcours, le Fond du Ferrand. Début de notre descente.

Sans titre

Sans titre

Devant nous, 1400m de sentier jusqu’à la voiture, dans ce vallon du Ferrand, absolument superbe, surmonté par les glaciers du Pic Bayle et des Quirlies.

Sans titre

Sans titre

La descente est assez homogène, d’abord assez raide et caillouteuse jusqu’à la Pierre de l’Oiseau, puis plus lisse en sentier roulant. Au bord du torrent qui descend des Quirlies, dans les alpages, on se laisse glisser sur ce petit sentier étroit. Certains passages sont vraiment exceptionnels, en particulier entre Les Bruyères jusqu’à Pont Ferrand et ses quelques très belles épingles.

Sans titre

Sans titre

Sans titre

Sans titre

La suite est plus classique, jusqu’au hameau du Perron, Clavans le Haut puis le Bas, et enfin le fond de vallée et la voiture par le GR. Une descente infinie, quasiment sans toucher le goudron, sur des sentiers fidèles à leur réputation. Encore une belle classique.

Olivier aura apprécié et même bien géré cette descente, en apprenant petit à petit les tactiques de placement du vélo et les stratégies de freinage. Un vélo plus adapté aura sûrement aidé aussi !

Lac Fourchu

Mon nouveau vélo a déjà bien tourné les semaines passées, mais plutôt en terrain assez facile. Il lui faut une vraie sortie de montagne pour exprimer tout son potentiel.

Aucun des candidats habituels au VTT n’est disponible aujourd’hui, pas grave, ce sera un tour en solo. J’aime ça aussi. Une classique ce matin : le Lac Fourchu.
Au départ de la Paute, un hameau avant Bourg d’Oisans, je remonte la route du Col d’Ornon puis le village d’Ornon. Je ne sais pas comment font les cyclistes sur route, toutes ces voitures qui vous frôlent en envoyant des gaz sont vraiment trop pénibles.

La route se transforme en piste au-dessus du village, et on est enfin débarrassé du trafic.

Juste au pied des Rochères, et le souvenir d’une belle descente à skis bien soutenue. Il va falloir remonter jusqu’aus alpages qu’on voit là-haut.

IMG_9166

Une bonne heure et demie plus tard, j’attaque la partie portage, au lieu-dit La Basse Montagne. Idyllique, plat, en herbe rase au pied d’un torrent très clair : le lieu est à garder en mémoire pour un bivouac 5 étoiles.

IMG_9167

Il faut porter à peu près une demi-heure, sur le sentier qui remonte vers le plateau des lacs, et il n’est pas facile. A l’aplomb de la Bergerie de la Jasse, le sentier se fait moins raide et on peut jouer à rouler-pousser. On débouche ici, dans un paysage incroyable.

IMG_9169

Le sentier devient plus roulant à mesure que l’on progresse et malgré encore quelques passages trialisant, ça roule avec beaucoup de plaisir sur ces merveilles de sentiers. Mon nouveau Bronson dans son habitat naturel.

IMG_9168

IMG_9174

Un dernier effort dans les cailloux donne accès au plateau principal, et la Lac Fourchu apparaît. Un décor sub-arctique qui a déjà pris les couleurs de fin d’été. Le roulage est magique dans cette ambiance.

IMG_9176

Ca roule plutôt bien aussi autour du Lac, moyennant quelques passages techniques. Et quelle beauté…c'est la fracture de la rétine assurée!

IMG_9178

L’ambiance est bien différente de la dernière fois que je suis passé ici, fin Juin – déluge d’orage.

Sans titre

Par une traversée vers l’Est, je rejoins le Pas de l’Envious, point de départ de la descente, qui commence à-flanc vers le Refuge du Taillefer. Là encore, pas mal de passages techniques obligent à s’employer un peu.

Après le refuge, c’est parti pour de vrai : la voiture est 1500m plus bas.

IMG_9179

Ça commence par un superbe passage sur une grande croupe herbeuse et de belles épingles bien rapides puis plus raides vers le Col de la Buffe. Dans du schiste noir, on rejoint une piste qui amène gentiment à Oulles, petit hameau perché en haut de sa propre route en cul-de-sac. Une buvette accueille les cyclistes montés la route depuis La Paute, 700m plus bas.

Une traversée d’alpage m’amène au départ du sentier de la Malaine, tout en épingles jusqu’au fond de la vallée. Quel sentier, mazette. Lisse, en sous-bois, avec des enchaînements d’épingles techniques mais pas trop expo, dans une ambiance bien sauvage !

Les classiques le sont souvent pour de bonnes raisons… ici on comprend vite pourquoi. On a une montée efficace et isolée avec un portage pas trop long, l’arrivée sur un plateau exceptionnel avec de beaux sentiers. La descente est certes un peu technique dans le registre du vélo de montagne, mais est aussi variée, panoramique, continue, soutenue presque tout du long. Un excellent topo !

Arêtes du Pin

Nous étions partis pour le Râteau Ouest, mais trop de vent en altitude a finalement empêché l'ouverture du téléphérique. Bloqué devant la gare de la Grave, nous étions nos possibilités de repli, pas trop dures, pas trop loin.

Finalement, parcourir ces Arêtes du Pin une nouvelle fois me semble une bonne idée, malgré l'approche côté Rivier un peu plus longue que de l'autre versant.

Il nous faudra presque 2h pour rejoindre le Pas de la Coche et l'attaque de la voie, et finalement je me retrouve seul avec Anselme pour traverser par les arêtes, Emmanuelle préférant nous rejoindre en bas.

IMG_8962

Anselme a bien apprécié les longeurs "tout-terrain" mais surtout les multiples rappels qui jalonnent le déroulé d'arête.

IMG_8964

IMG_8969

IMG_8970

Nous shuntons la dernière pointe sans vrai intérêt pour retrouver l'Aigleton assez vite, et la longue descente jusqu'au Rivier.

IMG_8975



Draye des Communaux

Je n’étais pas retourné depuis 2015 dans ce coin, quasiment jour pour jour (et j’avais mis 3h15 pour le même parcours, contre 3h17 aujourd’hui !). La montée est toujours aussi ardue, raide dans les vieilles coupes de bois au départ, puis en sous-bois hors-sentier sur le haut en visant la Draye au jugé, pour finir dans un éboulis géant au pied de la falaise, où la progression se fait plutôt à 4 pattes qu’en courant. J’ai d’ailleurs abouti cette fois un peu trop à droite, m’obligeant à une traversée bien mouvante dans les cailloux.

On arrive alors dans la Draye des Communaux, une immense faille qui barre la falaise supérieure Nord du Vercors, surplombant la vallée de l’Isère. L’ambiance est rendue intimidante par les parois verticales et l’obscurité qui règne ici. Le soleil ne rentre jamais dans la faille, orientée Nord-Ouest.

Sans titre

Sans titre

Tout en haut de l’éboulis, une barre rocheuse nécessite quelques pas d’escalade un peu boueuse, facilitée par une vieille corde fixe. Il faut avoir le moral et accepter d’y faire porter son poids, bien qu’elle soit en mauvais état.

Sans titre

Une vire incline ensuite le parcours à main droite, et débouche sur le plateau de Sornin, dans la cuvette qui abrite le mythique Gouffre Berger. Et l’atmosphère change du tout au tout : sur le plateau, les lapiaz sont inondés de soleil et les pins paraissent bien accueillants. Au loin, le relief de Chartreuse donne au Vercors un air de High-Sierra.

Sans titre

Via Corda du Palais

Un Premier Mai plutôt ensoleillé, dans ce mois pour l'instant bien pourri. Nous avons profité du jour ferié pour parcourir la Via Corda du Palais, au dessus de Gresse en Vercors, en famille. Les points d'ancrage sont parfois un peu hauts quand on n'a que 6 ans, mais on se débrouille!

IMG_8619

IMG_8617

IMG_8622

IMG_8622

IMG_8625

IMG_8624

IMG_8629

IMG_8632

précédente page 2 sur 32 suivante »