Les Hauts-de-Chartreuse

Il y a 1 an nous étions sur une traversée du Vercors sauvage, froide et automnale. Changement de décor mais aussi d’ambiance cette année, avec un parcours sur les Hauts-de-Chartreuse, du Nord au Sud en conditions d’été indien. L’équipe de l’an dernier est au rendez-vous (Eric, Frédéric) mais elle s’est enrichie de Max et Guillaume les Saint-Nizards, et de Laurent de Revel. Une belle troupe qui cumule un joli palmarès de course en montagne, à base d’UTV, UT4M, d’Echappée Belle, de CCC…

Comme l’an dernier, on est sur un parcours en ligne avec les problèmes de logistique que cela peut poser. La solution qui a atteint le consensus consiste à prendre un bus de Grenoble vers Chapareillan, de monter sur les plateaux et de suivre le GR9 le plus au Sud possible. Selon le temps et l’envie, nous prévoyons un retour par le Sappey-en-Chartreuse en bus également.

C’est donc dans le bus 6060 que nous nous retrouvons, pour profiter de ce trajet ensoleillé. L’arrivée à Chapareillan à 10h00 nous laisse le temps de parcourir la Chartreuse, et de pouvoir compter sur le bus du soir si besoin. La montée sur le plateau du Granier par la Porte de l’Alpette est assez longue, avec plus de 1200m de dénivelé pour commencer. Mais le groupe papote et finalement ce premier Col est vite atteint.

En route

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Une pause récupératrice à la Cabane de l’Alpette plus tard (km8)…

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Nous reprenons notre route vers le Sud, sur le premier plateau : celui de l’Alpe, qui se termine au Pas de l’Echelle (km13).

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Le passage de la croupe caractéristique de l’Alpette (km16) nous fournit le plein d’eau pour la suite, grâce à une source qui coule peu, mais un bassin bien rempli. Nous sommes maintenant sur l’Aulp-du-Seuil (km20), dans le Vallon de Marcieu – approximativement à mi-chemin.

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Le Col de Bellefond (km24), envahit de chamois, signe la fin de ce plateau. Le suivant est celui de la Dent de Crolles, sommet que nous contournons par le Trou du Glaz.

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La pression du timing commence à se faire plus forte pour arriver à attraper le bus de 18 :09 au Sappey. Les passages câblés sont embouteillés, et la prairie de la Dent (km30) est un vrai champ de foire, en cette belle fin d’après-midi.

Par le Col du Coq, nous contournons alors le Bec Charvet en augmentant progressivement le rythme. Passage express au Col de l’Emeindras (km35), mais le groupe s’est scindé : Eric et Laurent (légèrement moins rapides à ce moment-là) sont à l’arrière, et le groupe de devant décide de tenter le tout-pour-le-tout et vise le Sappey à 18 :07…

La descente par les pistes de ski de fond se terminera à 4’10/km, ce qui est honorable après 37km de montagne…

L’arrêt de bus du Sappey est enfin là, et le bus arrive 2min plus tard, nous ramenant à Grenoble. Eric et Laurent n’auront finalement pas à attendre longtemps pour être pris en stop.
Timing parfait une fois de plus, et une bien belle sortie de groupe!

Verticale du Grand Serre

Pas de KJornet cette année, mais c'est pas grave. Après notre KV des Passerelles en Juillet, on avait envie de s'essayer à la Reine de la discipline, celle qui accueille les meilleurs mondiaux, celle sur laquelle se font les records! Bon en fait, c'est à Fully en Suisse. Mais la VGS est deuxième sur la liste, et le plateau est immensément relevé. Pas question de faire un bon classement donc, on y va surtout pour voir son propre temps.

Bon, c'est raide, faut bien le dire. Pas le temps de se chauffer, c'est tout de suite dans la pente.

Ici le démarrage d'Olivier. Un coureur se lance toutes les 20 secondes.

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Je pars quelques minutes après. Assez vite, on atteint la forêt, où un escalier a été tracé. Ca monte sec. En sortie de forêt, on traverse la couche de nuages pour sortir au soleil. Je double Olivier dans la grande prairie inclinée avant l'arrivée. Ce qui me permet de prendre une photo, après avoir retrouvé mon souffle.

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Olivier finit en 53'18, et moi en 47'35. J'espérais secrètement les 45', mais ce sera pour l'année prochaine!

Plateau de la Sure

Le tour des cabanes du coin: d'abord Hurtières, littéralement envahie par un troupeau d'au moins 150 mouflons...

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Puis Pré Large, cabane confidentielle "off-the-grid", pourtant un bel endroit surtout à cette saison.

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KV

KV pour Kilomètre Vertical. Le nouveau format à la mode, depuis quelques années: toutes les épreuves de course de montagne en créent un, et cela devient particulièrement populaire.

Celui-ci est inclus dans le programme du Trail des Passerelles du Monteynard, et Olivier connaît bien l'organisation et a donc pu nous avoir 2 dossards presque au dernier moment. Ce sera pour nous l'occasion de se frotter à ce type de format, un peu spécial il faut bien le dire. C'est un genre de contre-la-montre avec départ toutes les 30 sec. L'objectif est de mettre le moins de temps possible pour avaler les 1000m de dénivelé qui séparent le départ de l'arrivée. Bien sûr, le jeu est de trouver le parcours le plus raide pour faire cette montée sur une distance la plus courte possible.

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Sur les 61 partants, nous finirons Olivier et moi respectivement 19ème (58:22) et 13ème (55:57).

Pralo vu du Ciel

Même date, même endroit que l'an dernier mais sur le parcours court cette année. "Pralo vu du Ciel", 30km/1700mD+: un format qui devrait plus convenir à mon entraînement et ma motivation de cette saison 2017. Plus court, plus rapide.

Comme l'an dernier, toute la famille se pose au Camping (top!) de Pralo, et comme l'an dernier, ça se fait sous la pluie. L'occasion de tester notre nouvelle maison!

Notre nouvelle maison @helsport

Le départ est 8h, donc c'est aussi plus cool que l'an dernier, où le coup de sifflet avait été donné à 4h pour cause de grosses chaleurs.
A 8h, 300 coureurs sur la ligne et je me retrouve dans les 10 premiers à nous élancer. Evidemment, sur la montée régulière jusqu'au Roc de la Pêche je passerai mon temps à me faire doubler, au point de me poser de sérieuses questions sur mon allure. Bon, on sait ce que c'est... ça part vite, mais il faut en garder sous le pied (du moins... c'est ma tactique!). En 1h tout pile je suis au Roc de la Pêche, après 9,5km et 500m de faits. C'est roulant et j'attaque le gros morceau pour monter au Petit Mont-Blanc, 800m plus haut. Nous sommes dans le brouillard, il fait 5°C et la bruine nous fouette les jambes. Pour la vue, on repassera...

2h de course, sommet du Petit Mont-Blanc, 2680m. Il fait un temps hivernal, je ne m'attarde pas. La suite est fait de longues descentes (ça bastonne et je double), de passages techniques dans de gros blocs glissants et une remontée au Col de la Grande Pierre. Le tracé emprunte ensuite la Crête du Mont Charvet sur 3km de passages super cassants, à coups de zig-zags entre les trous, de courtes remontées et de descentes dans la glaise. La moyenne s'en ressent, même si je maintiens la pression.

Pour la fin, immense descente de 9km et 1000m d'altitude à perdre quasiment d'une traite. Les portions roulantes sont enchaînées à grande vitesse, et je double, je double...

A 500m de l'arrivée alors que nous devons remonter un faux-plat sur le goudron, je perds la lutte au sprint avec 3 autres gars devant moi: plus de jambes pour garder assez de vitesse pure, ce sera un point à travailler!

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Au bilan: 33ème place sur 300 partants. Le top 30 m'échappe de quelques secondes, après une lutte à couteaux tirés dans toute la descente. J'ai adoré le format: sur 30km on peut vraiment envoyer sans craindre trop le coup de moins-bien fatal. Toujours quelqu'un devant, toujours quelqu'un derrière, ça pousse vraiment à ne pas mollir! Craignant particulièrement la chaleur à l'effort, j'ai aussi eu de la chance avec la météo: le froid et l'humidité me vont parfaitement!

En revanche, je suis toujours bluffé des remarques de concurrents se plaignant des parcours: ça monte trop, c'est pas du trail... Oui, c'est bien de la course de montagne, pas de la course à pieds sur sentier de plaines. Oui, ça monte raide et ça descend dans du terrain technique (et encore!), il peut faire froid et humide. Pouvoir s''inscrire sur une course comme ça sans regarder le parcours ni anticiper les conditions me laisse perplexe et m'amuse en même temps!

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