Eté 2021

Nous commençons nos congés d’été par un court séjour à Saint-Gervais, où la météo n’a pas permis de satisfaire nos ambitions. Pas grave, nous avons pu grimper un peu quand même. Direction le Morvan ensuite pour une fête de famille. Entre les préparatifs, un peu de vélo-rail, du rafting sur le Chalaux (again !) et même de l’équitation.

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Nous poursuivons par un trip en Crète. Que de belles choses et de beaux endroits… Une chaleur un peu difficile en début de séjour qui oblige à se lever un peu tôt, heureusement notre maison a une belle piscine, et la mer n’est pas loin non plus.

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Entre les plages et les belles tables de restaurant, il y a aussi de quoi toucher du doigt l’histoire de l’île par les visites de monastères ou de site minoens, ou encore des ports vénitiens dans les villes.

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Un matin nous laissons les gars faire la grasse matinée dont ils rêvent depuis le début du séjour et nous prenons la route du Mont Ida (ou Psiloritis), culmen de la Crète à 2456m. L’ascension démarre d’une route de bout du monde, sur un plateau désertique brouté par les chèvres. Le vent nous attrapera sur la crête finale, et rendra la progression difficile avec des rafales approchant les 100km/h. Au sommet, une petite chapelle et une grosse cloche, mais surtout une vue à 360° sur toute l’île.

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En deuxième partie de séjour, cap sur l’extrême ouest de l’île et ses lagons, belles plages et villages typiques. Notre best restera la plage d’Elafonissi, où il est possible de trouver des criques désertes et une eau turquoise à seulement 15min de marche de la foule des transats. Beau souvenir aussi de cette crique perdue au Sud de Salafarna : déserte.

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Les gorges de Samaria étant fermées pour cause de risque d’incendie trop élevé (ça brûle fort dans les îles au Nord d’Athènes), nous nous rabattrons sur celles d’Imbros, tout aussi jolies.

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Dernière section de notre séjour, une semaine de famille (de l’autre côté) sur le bassin d’Arcachon. Nous logeons au Pilat, superbe quartier très huppé de belles villas entre la Dune et l’entrée du bassin. Surf, paddle, plage, belles tables et même de la voile… la vie en bord de mer a aussi ses avantages, et on s’y habituerait vite !

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Sur la route du retour, nous faisons étape dans le Quercy, et après avoir visité Cahors, la grotte de Pech Merle (fantastique !), nous descendons dans le Gouffre de Padirac. De belles expériences.

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Eté 2020 (2/2)

Une brève semaine de boulot, et nous revoilà en vacances ! Mais ladite semaine étant interrompue par un mercredi off, je m’offre une très belle journée de vélo de montagne au pied de l’Obiou. Parcours assez exposé en montée comme en descente, mais une belle découverte de ces grands vallons où l’on ne croise personne, avec de beaux sentiers à la clé.

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Direction ensuite Saint-Gervais, où la canicule sera bien plus facile à supporter. Il faut monter pour trouver de la fraîcheur, et les lacs d’altitude sont à température idéale.

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Autre solution, plonger dans des gorges étroites, par la via-ferrata du Fayet et son parcours D+ qui le vaut bien, et qui nous a bien fait transpirer malgré tout.

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Le passage pluvieux du lundi étant passé et ayant laissé 30cm de neige à 2200m, nous montons vers le Refuge de Tré-la-Tête. Le refuge est confortable malgré les précautions sanitaires de circonstances.

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Le vélo de chargement USB :

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Il fait encore un peu humide et brumeux, mais ça ne durera pas.

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Le lendemain matin, direction le Refuge des Conscrits, par le nouveau chemin de la passerelle, que je ne connais pas encore. Il s’avère difficile, et exposé à plusieurs endroits, mais offrant des vues magnifiques sur le vallon glaciaire. La passerelle reste le clou de tout le parcours, finalement moins efficace que l’ancien passage par le glacier – désormais impraticable lorsque la neige a disparu.

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Nous profitons du refuge dans l’après-midi, entre terrasse et jeux de sociétés au soleil. Je profite d’un moment de creux pour aller reconnaître le départ de l’Aiguille de la Bérangère pour le lendemain matin. Je fais un mini sac avec un peu d’eau, car il fait vraiment chaud. Il y a pas mal de neige, qui fond vite au soleil, et je remonte les grands névés jusqu’à 3000m. Puis une chose en entraînant une autre, je me retrouve au sommet vers 16h, après avoir chaussé les crampons pour la pente terminale et les rochers sous le sommet. Seul, au soleil, et en T-shirt à 3400m. Quel bonheur.

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Je n’étais pas venu ici depuis ma première traversée des Miages, peut-être en 1997 ou 1998 ? La descente sera vraiment expresse, tout en glisse/course dans les névés.



Le lendemain matin j’emmène Anselme et François au sommet. Il y a un petit-déjeuner à 4h30 et quelques cordées menées par des guides nous précèdent. Les jeunes sont assez en forme et on avale vite les pentes sous l’Aiguille. La partie la plus intéressante étant en vue, nous doublons alors quelques cordées, qui félicitent alors chaleureusement les garçons. Nous avons droit au lever de soleil juste sous le sommet.

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La descente est sans encombre et nous rencontrons vers 2800m Emmanuelle et Jocelyn, venus à notre rencontre, ce qui permet à Jo d’essayer la marche en crampons…

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S’ensuit une très longue descente vers le parking – 2200m plus bas. Ceux qui l’ont déjà pratiquée s’en souviennent !

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Une journée de repos au lac plus tard, nous voilà au Bike Park des Contamines, pour quelques rotations sur la jolie piste de descente VTT. Les boys adoooorent.

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Mais bon, les remontées mécaniques ça va bien 5minutes, et je leur vends une descente de la Tête de la Combaz, moyennant un effort minime depuis le Col du Joly. Nous profitons donc des grands chemins de montée depuis le Signal, puis d’une belle traversée en montagnes russes vers l’alpage de la Colombaz, et son sentier fabuleux.

Les images parlent d’elles-mêmes, sur ces 900m de descente continue!

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Direction le Morvan pour la suite. Au-delà des classiques sorties de course à pied ou de VTT dans les grandes forêts du coin, cette année on a innové et tenté le rafting. Il s’avère que le spot (Le Chalaux) est une rivière réputée dans le milieu de l’eau-vive, et a même accueilli des championnats d’Europe de kayak a plusieurs reprises. Il faut dire que c’est canon ! C’est une rivière de catégorie III avec des rapides de classe 4.

Nous sommes donc en famille, en groupe de 7. L’un d’entre nous devra être en kayak seul, le raft ne pouvant accueillir que 6 rameurs (+le guide). D’emblée, je suis désigné…

Mon expérience de kayak est minime, mais je compte sur mes longues heures de canoë et rafting en Californie pour m’en sortir vivant. Et j’ai déjà franchi des rapides de classe 4, je sais ce que ça signifie… !

Après un rapide briefing, tout le monde est embarqué. Tout le monde a le sourire dans le raft, tous rassurés entre les mains de notre guide qui leur crie les instructions. Le début est un peu brutal à froid, avec beaucoup de rochers immergés et un premier passage appelé la Piscine à Billes un peu technique et impressionnant, qui se passe plutôt à droite. Une zone de plat plus tard (où je reprends mes esprits !) et c’est la Perte des Veaux, gros seuil qui nécessite un briefing spécial de la part de notre guide. Enfin, dernier passage, le seuil de Courtibas – passage le plus difficile. Pour corser le tout, il y a des spectateurs, cette portion de la rivière étant accessible depuis le débarquement final.

Super expérience qui donne envie de revenir !

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RAS

Rien à Signaler.

La quarantaine se poursuit, enfants à l'école à la maison, télétravail, cantine scolaire, musique, course à pieds locale, whatsappéros. Le soleil est présent depuis 1 bon mois, et les températures sont très largement au-dessus des normales de saison. Mais y'a-t-il encore seulement des normales de saison?

La "deuxième vague" que tout le monde craint et qui nous percutera de plein fouet ne sera pas due à un virus, mais bien celle du changement climatique, et le bilan humain mondial sera d'une toute autre ampleur. Les sols sont déjà en déficit hydrique à mi-avril, et il n'a pas plu depuis plus de 30 jours. La végétation est en avance d'un bon mois.

En attendant cette fin du monde-là, on s'occupe comme on peut à la maison: bivouac dans le jardin, œnologie, musique.

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Mon bureau, avec vue sur la partie Nord des Ecrins.

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Quarantaine

Les règles se sont précisées / durcies petit à petit lors de la mise en place de ce confinement de la population : d’abord sans restriction autre que l’autorisation à avoir en poche, les déplacements dits « de loisir » doivent finalement être restreints au maximum, et se voient limités à un rayon d’1km autour du domicile.

Mais quand on a le privilège d’habiter au pied de la montagne dans une zone plus ou moins rurale, ce rayon d’1km laisse encore bien des possibilités de sortie – tout en respectant une distanciation sociale maximale. Et le fait est qu’à part des hérons, des écureuils et des chevreuils, je n’ai encore croisé personne sur ces sentiers.

Ce joli belvédère au-dessus de l’Isère est habituellement surtout utilisé par les chasseurs. Ces temps-ci la faune a repris l’espace, et j’y croise souvent des animaux en tout genre.

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Les jonquilles sont sorties dans la montagne, et c’est parfait, il n’y a personne pour les cueillir.

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Le Rissiou

Cette sortie gardera une saveur particulière pour plusieurs raisons. A l’heure où j’écris ces lignes nous sommes sous quarantaine très stricte pour cause de virus SRAS-Cov-2. Le virus a provoqué une flambée épidémique en Europe, et bien que je suspecte l’avoir contracté en Janvier en Chine, personne ne semble à l’abri d’une contamination pouvant avoir des effets peu agréables. C’est donc coincé entre 4 murs, avec beaucoup de nostalgie (et même atteint d’un spleen tout baudelairien) que je rédige ces lignes et regarde ces photos, la mélancolie d’un temps où nous étions libres d’aller et venir, de choisir notre destination, de simplement profiter de la montagne seul ou entre amis.

Mais c’est aussi justement parce que nous savions que ce confinement allait arriver très vite que cette sortie restera comme « la dernière, avant… ». Déjà, la fermeture des lieux publics était décidée, les établissements scolaires étaient verrouillés, et le télétravail allait s’organiser un peu dans la panique pour le lundi suivant. Nous savions bien sûr que nous étions à la veille de quelque chose, dans une ambiance d’inquiétude généralisée. Et nous en avons donc profité, le plus possible avant que la situation ne dégénère– un peu comme la cigarette du condamné, toutes proportions gardées.

Je ne ferai pas (trop) de politique ou de critique sur la gestion de la crise qui nous occupe actuellement, seulement quelques commentaires, impressions et ressentis. Même s’il me coûte comme à nous tous (et peut-être moins qu'à d'autres, en ville, en appartement), le confinement m’est très vite apparu comme la solution appropriée pour contenir l’épidémie. Puis en creusant un peu sur les stratégies appliquées par certains autres pays et les modèles de propagation des épidémies, mon opinion a changé et le ressentiment contre nos dirigeants a grandi à mesure que le confinement s’est prolongé. Les éléments de langage à propos d’une prétendue « stratégie », finalement dictée plutôt par des problèmes logistiques d’approvisionnement que par de vraies ambitions soutenues scientifiquement, de même que l’amateurisme flagrant dans la gestion de cette crise, me sont désormais devenus insupportables.

L’OMS exhorte les dirigeants à tester, tester et tester tant et plus de manière à ne pas combattre à l’aveugle. Mais malgré tout, une grotesque pénurie de coton-tige de prélèvement et de masques en cellulose nous impose à tous un emprisonnement presque total, méthode tout droit sortie des épisodes de peste du moyen-âge. Mais nous sommes en 2020, et la médecine, la science, la recherche et la technologie, les productions industrielles n’ont jamais été aussi avancées qu’aujourd’hui. Il semble que rien ne soit réellement possible pour stopper cette contagion.

Je suis loin d’être épidémiologiste, mais dans mon domaine de compétence la résolution d’un problème complexe passe obligatoirement par la compréhension, la mesure et la quantification, pour caractériser la réalité des phénomènes physiques. Sans données réelles, on est à l’aveugle et on tape au hasard. Et à l’aveugle, la peur s’empare alors de tous, générant du repli sur soi – au niveau individuel et au niveau des nations. Chacun pour sa peau - à l'image de l'interception de masques à destiantion de l'Italie par la République Tchèque. A l'image aussi de ces gens qui applaudissent à leur fenêtre les soignants, mais leur laissent des petits mots d'injonction d'aller habiter ailleurs, par peur de la contamination.

Sans réelle visibilité sur qui est contaminé et qui ne l’est pas, on ne sait rien, on ne maîtrise rien et on ne peut pas s’organiser. Et tout le monde flippe.

Les données réelles ne sont pas disponibles, personne ne sait. On ne sait pas le nombre de morts réel dû au virus, ni le nombre de contaminés. On ne sait pas combien on a de masques de protection, ni de tests de dépistage. On ne sait rien.
On doit s’attendre à une « vague », incapable de prédire son amplitude et son échéance, étant à l’aveugle sur le nombre de contaminés réels.
Je ne sais pas (et personne ne le sait) non plus où tout cela nous mènera, comment nous surmonterons cette épreuve collectivement, en tant que peuple, pays, nation…. Humanité ? Comment notre système de pensée capitaliste reprendra peut-être le dessus, au mépris des leçons que nous aurions pu tirer de cette expérience : un système de santé robuste, et bien financé, pour tous, digne des avancées technologiques et scientifiques de notre temps. Un virage face à cette mondialisation débridée, qui piétine l’être humain et son environnement. Le pouvoir de l’argent, à ne pas mettre au-dessus de celui des hommes. Le rôle de l’Etat dans la protection de ses citoyens. La place de la nature dans nos vies.

C’est le moment de re-lire de grandes œuvres d’anticipation utopique: l’An 01, Ecotopia...

Toujours est-il que ce samedi 14 Mars, nous sommes toujours libres d’aller et venir, et il fait beau, la montagne est accueillante. C’est l’occasion d’aller visiter ce beau sommet qu’est le Rissiou, idéalement placé en position centrale entre Belledonne et les Grandes Rousses, avec une belle proéminence, étant enchâssé dans la vallée de l’eau d’Olle sur les deux tiers de son contour.

Nous sommes presque seuls au parking à 7h alors que le versant Sud du Rissiou n’est pas encore allumé.

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L’arrivée au soleil est toujours un moment de bonheur, après les premières pentes soutenues.

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C’est beau.

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Et la pente se redresse, envoyant direct nos skis sur le sac.

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Et c’est le sommet, sur lequel nous restons un long moment. Pas pressés de descendre.

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Mais la cuisson de la neige au soleil dictant finalement le moment de descendre, nous nous élançons vers 10h30.

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Et c’est parfait jusqu’au parking.

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