Pic Gény

Direction le Pic Gény ce week-end, avec une équipe constituée de Yoan, Olivier, Patrick et Rémy. Yoan et moi avons le temps le vendredi, on part donc pour La Bérarde en peu en avance, profiter d’une incursion dans le Vallon des Etages, puis profiter du campement au camping de La Bérarde.

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Les autres nous rejoignent en soirée, pour une courte nuit sous la tente. Le réveil est fixé à 4h15, pour un départ espéré à 5h.

Ce sera finalement 5h15, le temps de faire la manip de voiture pour prévoir le retour depuis les Etages cet après-midi.

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L’approche nous prendra pile 2h30, jusqu’à la cote 2800m qui marque l’accès à l’arête. Tout du long, le sentier est bien marqué et remonte raide au-dessus du vallon des Etançons.

Nous nous équipons et attaquons l’arête, pour la suivre jusqu’au sommet avec un seul mot d’ordre : le DOGME ! L’exercice consistant à rester le plus possible sur l’arête proprement dite, même en cas de ressaut facilement évitable par un flanc ou l’autre.

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Le rocher est vraiment très agréable, toujours bon et adhérent, et l’arête devient vraiment esthétique par endroits. Nous sommes 2 cordées : Rémy et moi, et Olivier avec Patrick et Yoan. Cette configuration permet de faire des photos sympas de l’autre cordée.

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L’arête est assez longue et présente un bon ratio escalade/approche, mais sans jamais être difficile : nous ferons tout corde tendue.

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Le bastion sommital se redresse un peu, toujours dans ce bon rocher jaune pourvu de très bonnes prises sur la face Est.

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A l’arrivée au sommet le rocher change du tout au tout, et on retrouve les piles d’assiettes et le rocher coupant typique du versant Ouest de la descente commune avec le Rouget, que nous avons parcouru en 2018.

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Les images mentales reviennent petit à petit pour décrire ces passages où il faut lire un peu le terrain pour choisir les meilleures vires et éviter les barres.

Par de longs éboulis, nous rejoignons le Soreiller, où la bière est la bienvenue.

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Descente sans histoire jusqu’aux Etages, puis à nouveau bière à la Cordée avant le retour dans nos pénates respectifs.

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Une belle sortie qui nous permet de cocher la #29 du Rébuffat – en association avec la sortie au Rouget en Juillet 2018.

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Tête de la Muraillette

La moisson de sommets se poursuivra tant que les conditions seront belles, profitons-en – même si ça énerve passablement les copains qui bossent ;-)

Direction ce matin la Tête de la Muraillette. Pour visiter les deux vallons de la Muzelle et du Lauvitel, le passage se fera par le Col du Vallon, juste au pied du sommet.

Pour faciliter le retour, je me gare à la Danchère plutôt qu’au Bourg d’Arud. La boucle commence donc par quelques kilomètres de plat descendant le long du Vénéon, avec quelques passages bien chaotiques laissés par les pluies torrentielles du week-end dernier.

A l’Alleau commence la raide montée vers le lac de la Muzelle, 1300m plus haut. Pas beaucoup de répit, ça monte bien tout du long, heureusement jamais loin du torrent, idéal pour se rafraichir.

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Une petite pause au bord du lac, puis c’est la montée soutenue vers le Col du Vallon. Je rencontre là-haut un Drômois très sympa (et très bavard !) qui termine son tour de l’Oisans par le GR54. Il se trouve être un militant de l’ASPAS lui aussi et nous pouvons échanger quelques idées sur la nature, sa protection, etc.

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Mais j’ai encore du chemin, et tandis qu’il s’engage dans la descente sur le Lauvitel, je remonte la caillasse de la Tête de la Muraillette, encore 500m plus haut. Plus de sentier ici, quelques cairns jalonnent le parcours, qui rejoint d’abord la crête direction Sud-Ouest, puis suit l’arête jusqu’au sommet.

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Quelques rares passages nécessitent la pose des mains, mais sinon c’est vraiment sans histoires. Cette crête fait la limite avec la Réserve Intégrale du Lauvitel, d’accès interdit à l’être humain lambda. Tout ce vallon en contrebas est laissé en totalité à la nature, et cela a quelque chose de fascinant de se dire qu’aucun homme n’a parcouru ces vallons, ces prairies et ces torrents depuis 1995. Le coin devait déjà être sauvage à l’époque, il est carrément inviolé désormais.

La vue est jolie du sommet, sur la Muzelle bien sûr mais aussi sur le Pic du Glacier du Peyron. Et 1600m plus bas, le lac du Lauvitel, trou bleu/vert au fond de sa vallée.

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Trois aigles passent en grands cercles juste au-dessus du sommet, dans de beaux sifflements.

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Il me faudra 20min pour descendre au Col, et 50min supplémentaires pour arriver jusqu’au lac. Il fait bien chaud, et la baignade (avec mon collègue Drômois rejoint ici) sera très appréciée. Il y a un moment que je n’étais pas venu ici.

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On retrouve un peu de monde (même en semaine) aux abords du lac, le Lauvitel étant un must des balades en Oisans. Facile de comprendre pourquoi quand on voit le décor !



Pour en savoir plus sur la Réserve, voici une petite vidéo descriptive.

Aiguille du Goléon

Une fois de plus, nous étions partis pour le Râteau Ouest avec Emmanuelle (sans Anselme cette fois), et UNE FOIS DE PLUS, le vent a rendu l’ouverture du téléphérique impossible.

Un peu dépités sur le parking, il nous faut trouver un plan de repli. L’Aiguille du Goléon pourrait faire l’affaire, et j’ai vu que l’arête Sud pouvait se gravir de façon directe depuis le refuge. Allons-y donc, on verra bien.

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Ce revirement fait que notre départ n’est pas très matinal. La montée au refuge est assez vite avalée, malgré les grosses chaussures, qui auraient été avantageusement remplacées par de bonnes baskets…

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Nous partons ensuite vers le Nord, et le Cruq des Aiguilles – sorte de grand col issu de l’arête Sud. Nous naviguons ensuite dans un océan de cailloux un peu à vue, vers l’arête.

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Elle commence vers 2800m, et par quelques ressauts en terrain vraiment très branlant, nous montons jusqu’à 3100m. Il reste encore un bout de chemin avant le sommet, qui s’est bien rapproché.

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Nous devons nous résoudre au demi-tour, le sommet nous mettrait un peu hors-timing. Lot de consolation, quelques herbes sauvages glanées sur l’arête…

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Une bonne pause au refuge (omelette recommandée !) avec sa vue panoramique sur la Meije sera notre dernière étape avant la voiture.

Cime du Montagnon

La vallon de la Mariande est long, reculé et par conséquent resté très sauvage. Ici, pas de sentiers marqués au-delà du fond de vallon, par de refuge, pas de sommet renommé ou classique. Mais mazette, quelle beauté brute ! Au-delà du recul glaciaire, on admire le paysage quasi tel qu’il se présentait déjà plusieurs centaines d’années avant nous.

Au départ du Clot (hameau sous le village de Saint-Christophe en Oisans) vers 9h, il me faut d’abord descendre pour traverser le Vénéon, encore tumultueux et bien chargé malgré l’été déjà plus qu’avancé et une sécheresse prononcée. Quelle couleur !

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Le sentier remonte ensuite bien raide dans les bois pour finalement traverser le ruisseau de la Mariande, et retrouver la jonction avec l’Alpe du Pin.

Dans le Verrou de la Mariande, passage raide donnant accès au vallon suspendu, je suis bloqué par un berger qui descend son troupeau de moutons. Après avoir pâturé dans le vallon lui-même, il les fera maintenant brouter vers l’Alpe du Pin.

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Il me semble toujours incompréhensible qu’on autorise l’élevage et le pâturage dans un Parc National. C’est une activité humaine qui a un impact immense sur un environnement naturel dont la mission du Parc est de protéger et de sauvegarder. Comment expliquer qu’il soit (à juste titre !) interdit de cueillir une fleur ou de promener son chien parce que sa simple présence perturberait la faune dans les limites du Parc, alors qu’on fait venir des milliers de brebis brouter l’herbe et les arbustes, modifier le paysage, souiller les cours d’eau de leurs déjections, et encourager par leur présence les conflits avec la faune sauvage de prédateurs, qui elle est à sa vraie place. La faune sauvage a besoin d’espaces vraiment sauvages dont la faune domestique se devrait d'être exclue. Bref, c’est mon point de vue.

Je laisse donc passer ce troupeau avant de reprendre mon chemin. Le vallon est là.

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Le sentier est encore plus ou moins marqué, mais assez vite il se transforme en vague sente, puis en rien-du-tout cairné dans la moraine pleine de ces cailloux légendaires de l’Oisans.

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Au-dessus, l’Aiguille des Arias et son glacier, qui n’est plus guère vaillant.

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Le Lac glaciaire de la Mariande est en plein milieu de ce terrain morainique, perché exactement à 2600m. Sa couleur est caractéristique des lacs glaciaires, où l’eau est chargée en minéraux drainés sur les cailloux, et qui reflètent la lumière de façon typique.

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La suite du chemin se dévoile : il va falloir remonter à vue ce terrain de dalles/cailloux/barres rocheuses au-dessus du lac jusqu’au Col de la Haute-Pisse, 3038m. Plus de cairns ni de trace quelconque ici, c’est du terrain montagne.

Et tout en haut au centre, la Cime du Montagnon.

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Malgré un petit vent bien présent sur la moraine, il fait bon au col, et ce jeune chamois profite des rayons du soleil.

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Après une pause repas/photos/paysage, je reprends ma route vers la Cime du Montagnon. D’abord par un gros névé puis par le bas d’un couloir péteux et enfin par des rochers sur sa rive gauche, j’arrive au sommet par les derniers rochers brisés. Même si on ne dépasse jamais le niveau facile dans l’escalade, il faut constamment être attentif aux cailloux posés sur les rochers, pierres mobiles et autres chausse-trappes que la montagne propose ici. Et c’est d’autant plus vrai à la désescalade en descente.

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Vue sur le côté Lanchâtra, avec la Muzelle qui occupe le terrain.

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Vue sur le Nord, avec une bonne partie des sommets majeurs de l’Oisans. P1140695

Sur l’Est, la vue n’est pas mal non plus, et c’est l’Olan qui se détache bien. P1140693

Et là, c’est moi – 3263m. IMG_1559

Pourquoi la Cime du Montagnon est-elle un sommet important ? Parce qu’il est un nœud orographique, situé à la jonction de trois bassins majeurs : le vallon de la Mariande à l’Est, le Vallon de Lanchâtra à l’Ouest, et le Vallon de la Haute-Pisse, qui donne lui-même sur le Valjouffrey au Sud. La Cime du Montagnon est donc en quelque sorte au centre de ce trèfle à 3 feuilles.

De retour au Col de la Haute-Pisse j’utilise quelques névés pour gagner un peu de temps dans la descente. Mais il faut quand même un moment pour redescendre tout ce qui a été monté ce matin…

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Et puisqu’on est dans la Mariande, il aurait été dommage de ne pas s’y baigner. Je m’arrête donc tout en bas, au niveau de la cascade pour une pause rafraîchissante avant de retrouver le parking, 7h après le départ.

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Eté 2020 (2/2)

Une brève semaine de boulot, et nous revoilà en vacances ! Mais ladite semaine étant interrompue par un mercredi off, je m’offre une très belle journée de vélo de montagne au pied de l’Obiou. Parcours assez exposé en montée comme en descente, mais une belle découverte de ces grands vallons où l’on ne croise personne, avec de beaux sentiers à la clé.

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Direction ensuite Saint-Gervais, où la canicule sera bien plus facile à supporter. Il faut monter pour trouver de la fraîcheur, et les lacs d’altitude sont à température idéale.

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Autre solution, plonger dans des gorges étroites, par la via-ferrata du Fayet et son parcours D+ qui le vaut bien, et qui nous a bien fait transpirer malgré tout.

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Le passage pluvieux du lundi étant passé et ayant laissé 30cm de neige à 2200m, nous montons vers le Refuge de Tré-la-Tête. Le refuge est confortable malgré les précautions sanitaires de circonstances.

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Le vélo de chargement USB :

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Il fait encore un peu humide et brumeux, mais ça ne durera pas.

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Le lendemain matin, direction le Refuge des Conscrits, par le nouveau chemin de la passerelle, que je ne connais pas encore. Il s’avère difficile, et exposé à plusieurs endroits, mais offrant des vues magnifiques sur le vallon glaciaire. La passerelle reste le clou de tout le parcours, finalement moins efficace que l’ancien passage par le glacier – désormais impraticable lorsque la neige a disparu.

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Nous profitons du refuge dans l’après-midi, entre terrasse et jeux de sociétés au soleil. Je profite d’un moment de creux pour aller reconnaître le départ de l’Aiguille de la Bérangère pour le lendemain matin. Je fais un mini sac avec un peu d’eau, car il fait vraiment chaud. Il y a pas mal de neige, qui fond vite au soleil, et je remonte les grands névés jusqu’à 3000m. Puis une chose en entraînant une autre, je me retrouve au sommet vers 16h, après avoir chaussé les crampons pour la pente terminale et les rochers sous le sommet. Seul, au soleil, et en T-shirt à 3400m. Quel bonheur.

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Je n’étais pas venu ici depuis ma première traversée des Miages, peut-être en 1997 ou 1998 ? La descente sera vraiment expresse, tout en glisse/course dans les névés.



Le lendemain matin j’emmène Anselme et François au sommet. Il y a un petit-déjeuner à 4h30 et quelques cordées menées par des guides nous précèdent. Les jeunes sont assez en forme et on avale vite les pentes sous l’Aiguille. La partie la plus intéressante étant en vue, nous doublons alors quelques cordées, qui félicitent alors chaleureusement les garçons. Nous avons droit au lever de soleil juste sous le sommet.

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La descente est sans encombre et nous rencontrons vers 2800m Emmanuelle et Jocelyn, venus à notre rencontre, ce qui permet à Jo d’essayer la marche en crampons…

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S’ensuit une très longue descente vers le parking – 2200m plus bas. Ceux qui l’ont déjà pratiquée s’en souviennent !

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Une journée de repos au lac plus tard, nous voilà au Bike Park des Contamines, pour quelques rotations sur la jolie piste de descente VTT. Les boys adoooorent.

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Mais bon, les remontées mécaniques ça va bien 5minutes, et je leur vends une descente de la Tête de la Combaz, moyennant un effort minime depuis le Col du Joly. Nous profitons donc des grands chemins de montée depuis le Signal, puis d’une belle traversée en montagnes russes vers l’alpage de la Colombaz, et son sentier fabuleux.

Les images parlent d’elles-mêmes, sur ces 900m de descente continue!

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Direction le Morvan pour la suite. Au-delà des classiques sorties de course à pied ou de VTT dans les grandes forêts du coin, cette année on a innové et tenté le rafting. Il s’avère que le spot (Le Chalaux) est une rivière réputée dans le milieu de l’eau-vive, et a même accueilli des championnats d’Europe de kayak a plusieurs reprises. Il faut dire que c’est canon ! C’est une rivière de catégorie III avec des rapides de classe 4.

Nous sommes donc en famille, en groupe de 7. L’un d’entre nous devra être en kayak seul, le raft ne pouvant accueillir que 6 rameurs (+le guide). D’emblée, je suis désigné…

Mon expérience de kayak est minime, mais je compte sur mes longues heures de canoë et rafting en Californie pour m’en sortir vivant. Et j’ai déjà franchi des rapides de classe 4, je sais ce que ça signifie… !

Après un rapide briefing, tout le monde est embarqué. Tout le monde a le sourire dans le raft, tous rassurés entre les mains de notre guide qui leur crie les instructions. Le début est un peu brutal à froid, avec beaucoup de rochers immergés et un premier passage appelé la Piscine à Billes un peu technique et impressionnant, qui se passe plutôt à droite. Une zone de plat plus tard (où je reprends mes esprits !) et c’est la Perte des Veaux, gros seuil qui nécessite un briefing spécial de la part de notre guide. Enfin, dernier passage, le seuil de Courtibas – passage le plus difficile. Pour corser le tout, il y a des spectateurs, cette portion de la rivière étant accessible depuis le débarquement final.

Super expérience qui donne envie de revenir !

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