Texas

Me voici à San Antonio, Texas pour le boulot. Le 8 Mai n'est pas férié ici...

Il fait très chaud mais surtout très humide, avec des averses tropicales démentes. Heureusement le ciel se dégage bien pour la soirée, et me laisse profiter des alentours. Il y a notamment une rivière qui traverse la ville et fait quelques méandres, au bord de laquelle il y a un BoardWalk assez sympa.

Sans titre

Sans titre

Sans titre

Sans titre

Sans titre

Au Nord de la Ville on trouve l'Hotel Emma, un marqueur architectural et historique de la ville, qui était une distillerie à l'époque de la prohibition.

Sans titre

Mais la vraie star de San Antonio (à part Tony Parker qui jouait avec les Spurs) c'est l'Alamo - plus connu sous le nom de Fort Alamo!

Sans titre

Il fut le siège d'une bataille historique lors de la révolution texane en 1836, et on y trouve la tombe de Davy Crockett!

Bref, ce fut mon tour découverte du soir.



Quelques vues de mon hôtel, le Menger. Un bâtiment historique également, dans un style très 1900.

Sans titre

Sans titre

Sans titre

Le lendemain je visite les missions au sud de San Antonio. Là encore, tout un pan méconnu de l'histoire des USA se découvre, avec ces bâtiments établis au XVIIème siècle par des missionnaires espagnols ayant recruté des populations indigènes qui échangeaient travail contre protection (et assimilation forcée). Apprentissage de l'espagnol et du latin, conversion au catholicisme, vénération du Roi d'Espagne, et travaux des champs protégés des attaques de Comanches par les murs fortifiés de la mission. Petit à petit, ces nomades presque mexicains se sont sédentarisés, et les habitants actuels du Sud-Texas sont leurs descendants.

Sans titre

Sans titre

Sans titre

Sans titre

Sans titre

Je roule ensuite en direction d'Austin - capitale du Texas, à environ 1h30 de route vers le Nord. La ville est très différente de San Antonio (et du reste du Texas), puisque beaucoup plus tournée vers la Technologie, plus jeune, plus libérale, plus étudiante. Les grands acteurs de la Silicon Valley fuient les prix de la baie de SF pour venir s'installer ici, et bénéficier des ressources étudiantes de l'Université d'Austin Texas, une des plus grandes du pays.

Je tente d'aller courir le long de Barton Creek, mais au bout de quelques kilomètres le sentier est totalement submergé par les eaux de la rivière, gonflée par les pluies torrentielles de la veille. Le climat est assez spécial ici, apparemment! Très chaud et humide, avec des orages imprévisibles et très violents, en marge de la Tornado Alley qui remonte dans le pays depuis le Golfe du Mexique.

Sans titre

Sans titre

Sans titre

Finalement, rebrousser chemin m'offrira de belles vues sur Austin Downtown.

Sans titre



C'est aussi ici que vivent Elise et Romain - dans une grande maison typique digne de Desperate Housewives, et je passe donc la soirée en leur compagnie (avec d'autres français du coin) avant de m'envoler de San Antonio le lendemain matin. Un trip rapide mais dépaysant!

Via Corda du Palais

Un Premier Mai plutôt ensoleillé, dans ce mois pour l'instant bien pourri. Nous avons profité du jour ferié pour parcourir la Via Corda du Palais, au dessus de Gresse en Vercors, en famille. Les points d'ancrage sont parfois un peu hauts quand on n'a que 6 ans, mais on se débrouille!

IMG_8619

IMG_8617

IMG_8622

IMG_8622

IMG_8625

IMG_8624

IMG_8629

IMG_8632

Montagne solitaire

Je me suis rendu compte que je n’avais jamais skié dans le Vallon des Etançons. Malgré la météo annoncée moyenne, ce lundi de Pâques en solitaire est une bonne opportunité de combler cette lacune et de profiter des Ecrins. La météo est annoncée tellement compliquée qu’elle aura fait fuir tous les skieurs, et que je me retrouve seul, absolument seul au Chalet de la Bérarde. Béné et son aide-gardien sont un peu dépités, mais de mon côté je savoure cette tranquillité absolue.

IMG_8589

La bibliothèque me permet même de finir le Totem Pole de Paul Pritchard, commencé au refuge d’Avérole quelques jours plus tôt. Un bon bouquin, dans un canapé à la Bérarde, de quoi pourrait-on rêver de mieux?

Départ 6h30, par un long portage de pénitence pascale dans les cailloux jusqu’au replat de Bonnepierre, où je chausse les skis au point 1920.

IMG_8592

Il y a du vent et il a neigé pendant la nuit. Un flux de Sud-Est apporte des particules de sable qui rendent l’air opaque, presque laiteux. La faible couche de neige fraîche déposée est de couleur ocre.

Je croise progressivement les skieurs partis du Chatelleret : les uns vers le Replat, les autres vers la Casse Déserte. Et quelques-uns vers le haut du vallon et la Brêche de la Meije, que je double pour préserver ma solitude. Je veux ce vallon pour moi tout seul.

P1130385

Le vent devient furieux sous l’éperon rocheux du Promontoire.

P1130386

La dernière pente se fait avec les skis sur le dos, en crampons. En réalité, les skis auraient même pu rester au pied de la pente, car elle ne se skie pas tellement les passages l’ont rendue irrégulière, et elle est encore gelée par le vent.

P1130388

P1130390

A 10h à la Brêche c’est carrément la baston. Mais malgré le vent, je jubile de revenir ici, ce lieu qui me rappelle des souvenirs inoubliables de ma vie montagnarde. Et j’ai tellement envie de revoir le refuge du Promontoire que je suis prêt à rompre ma solitude, y entrer pour rencontrer Sandrine la nouvelle gardienne – un visage connu : elle a gardé Font Turbat pendant 5 ans, où nous étions en Septembre dernier.

P1130391

IMG_8596

P1130393

P1130394

P1130395

Elle (et son aide-gardienne Lise) est un peu en galère ce matin, à réparer les dégâts causés par le vent pendant la nuit.

Je m’assois sur ce banc en buvant un thé brûlant. Je regarde par la fenêtre, tant de beauté.

P1130396

Le soleil se fait finalement plus chaud à travers le voile atmosphérique, je me décide à reprendre la descente. Ce vallon est fait pour le ski, et tout en grandes courbes sur la neige transformée on ne voit pas la distance passer, tellement il y a de choses à regarder en l'air.

P1130397

A la Bérarde le soleil brille enfin. Un déjeuner en terrasse, puis retour vers la vallée et ses températures anormalement élevées.

IMG_8602

Les Agneaux

Les plus belles sorties sont souvent les plus improvisées, les moins anticipées. Encore deux jours avant, nous n’étions pas partis pour ce type de sortie. Il faut préciser que la saison des grands sommets commence à peine. C’est habituellement à partir d’Avril que l’on fréquente l’altitude, lorsque la neige finit par coller à la glace et remplir les faces décapées par les vents froids d’hiver.

Changement climatique oblige, il faut s’adapter.

Notre plan consiste à partir du village du Casset (bucolique hameau de vallée au milieu des mélèzes) pour remonter le vallon dit du Petit Tabuc jusqu’au Col d’Arsine, remonter les moraines jusqu’au pied du Couloir Piaget, en face Nord-Ouest, remonter le couloir proprement dit, grimper sur la Calotte des Agneaux, descendre en face Nord pour rejoindre le Couloir Davin, et le skier pour se laisser glisser jusqu’au point de départ. Une sorte de grande traversée du sommet des Agneaux qui fait appel à une bonne partie de la palette des compétences et des pratiques alpines.

Comme d’habitude sur ce genre de journée de montagne, il faut partir désespérément tôt, et la nuit sur place est une bonne option, que nous pratiquons volontiers !

Le terrain s’y prête bien au village du Casset, où nous plantons la tente sous les mélèzes pour une nuit où la température descendra à -2°C au réveil à 4h30.

DSC06280

On chausse vite les skis dans ces vallons d’altitude modeste, mais qui gardent la neige par leur orientation, leur inclinaison et la protection des arbres.

DSC06282

Le Lac de la Douche a une allure bien différente que lors de notre passage de l’été dernier. A vrai dire, on passe à skis dessus sans même le voir. Ce que nous voyons bien en revanche, ce sont les cailloux qui défendent l’entrée du Couloir Davin, et le cheminement qui se confirme sur le Glacier du Casset, juste à côté. Nous en prenons bonne note pour plus tard.

Lever de soleil au Col d’Arsine, où nous voyons sortir 4 skieurs de la cabane pastorale. Ils remonteront le début du Piaget avec nous, pour bifurquer sur un autre itinéraire ensuite.

P1130202

Il reste du chemin dans ces grands vallons morainiques avant d’atteindre le pied du Couloir.

DSC06297

La pente se redresse et les skis finissent sur les sacs, remplacés par les crampons. La remontée est d’abord très efficace sur une neige très portante, permettant une progression rapide sans fatigue.

DSC06299
DSC06308

P1130212

Mais vers le milieu du couloir, alors que les 4 autres skieurs ont tourné à droite, la neige change parfois de consistance et s’écroule à chaque pas. Il nous faut alors ruser et viser les bandes de neige plus dures pour éviter le brassage.

DSC06330

DSC06315

Qu’il est long, ce couloir…

DSC06340

P1130221

La fin se redresse à nouveau, pour aboutir sur un petit promontoire neigeux, où nous profitons d’une pause réparatrice au soleil après l’ombre de la face Nord.

DSC06342

DSC06346

DSC06354

La suite se profile, et elle ne paraît guère engageante. Cette arête, d’habitude neigeuse est ici en mixte, et partiellement en rocher par ailleurs bien pourri.

DSC06359

Nous sommes ici en solo, à deux. C’est très exposé et le terrain est très pourri, fait de cailloux en équilibre, dont certains filent sous nos pieds. « Y’a rien qui tient ! »

DSC06366

DSC06373

Pas de place pour la fatigue, la concentration prend le dessus pour ne faire aucune erreur, notamment lors des quelques passages techniques en rocher merdique.

P1130232

Enfin, après avoir traversé aussi bien que possible les pentes Nord-Ouest, nous débouchons sur le sommet de la Calotte (3634m), puis sur l’arête qui nous mène au sommet l’Agneau Blanc, 3648m. Quel sommet !

P1130238

P1130240

DSC06374

DSC06385

P1130234

DSC06393

DSC06387

Sans titre

Descente en face Nord dans de la bonne neige, pour entamer une traversée vers l’entrée du Couloir Davin.

DSC06399

DSC06408

L’entrée est en mauvais état : il faut rechausser les crampons pour descendre prudemment dans les rochers et accéder au fond du couloir, qui a l’air en neige moyenne, vu du dessus.

Dans le même temps, nous apercevons les séracs du Glacier du Casset, tout en nous souvenant du passage repéré ce matin, depuis le bas…

Le changement de plan est rapide, et nous ne le regretterons pas : le cheminement est exceptionnel au milieu du Glacier puis sur sa rive gauche, avec des portions de ski où la glace bleue n’est jamais très loin ! Il semble qu’en plus cette descente ne soit pas possible très longtemps dans la saison. C’était aujourd’hui ou jamais.

DSC06417

DSC06420

DSC06431

P1130273

P1130268

DSC06426

DSC06437

P1130278

C’est ensuite un immense toboggan vers les mélèzes de la vallée, où nous pourrons skier dans une bonne neige ramollie presque jusqu’au village.

DSC06454

DSC06466

L’intégralité de la descente est visible depuis la vallée !

DSC06474

Mazette, quel voyage…!

Les impressions d'Olivier sont ici, avec d'autres photos.

Tour du Pic du Grand Doménon

Plein milieu du mois de Mars, mais déjà un petit air de printemps dans l’air à Freydières, où la route est parsemée de vieilles plaques de neige. Ça ne passe pas encore en voiture, mais ça ne saurait tarder. Mauvaise surprise au parking, mon DVA refuse de démarrer : panne de piles, et je n’en ai pas de rechange. Il a neigé hier, le risque 4 était encore là la veille, et notre plan du jour s’effrite peu à peu. Il va falloir improviser pour assurer la sécurité.

Au-delà de cet aléa d’itinéraire, je m’en veux pour cette erreur: à toujours préparer le sac à la va-vite la veille au soir, je ne prends plus la peine de vérifier la présence du matériel de sécurité (c’est devenu un automatisme) mais surtout son bon fonctionnement. C’est une première faute, et elle aboutit à une situation comme celle d’aujourd’hui. Les éléments obligatoires à vérifier ne sont pas si nombreux, ça devrait être mécanique, comment se fait-il que je ne l’ai pas fait hier soir...?
La deuxième faute est de partir quand même, sans DVA, mais celle-ci est assumée…

Par chance (?), le manteau neigeux a pris la pluie jusque très haut, puis un redoux brutal qui l’a bien stabilisé. Mais on sait bien que ça ne veut rien dire, que tout cela est assez imprévisible. La sortie sera finalement longue et belle quand même, me laissant beaucoup de temps - en dehors des papotages avec Patrick – pour m’interroger sur ce risque, son acceptation, sa gestion, la façon de le minimiser.
Arrivés au Lac du Crozet, la traversée est rassurante.

Sans titre

Au Col de la Pra, nous voulions monter par l’Ouest de la Grande Lauzière. Pour assurer la sécurité, nous prendrons finalement par les lacs. Le ressaut des Doménons passe sans problème sans risque.

Sans titre

Enfin arrivés sous le névé de la Grande Pente, définitivement rassurés par la nivologie, nous montons vers le Col du Bâton pour redescendre dans une excellente poudre alourdie par le soleil en versant Sud-Est jusqu’au Lac du Bois.

Sans titre

S’ensuit une belle remontée, encore une fois sur une neige printanière bien stabilisée et rassurante, jusqu’à la Grande Lauzière.

Sans titre

Descente face Ouest excellente.

Sans titre

Un très beau tour, qui laisse malgré tout un drôle de goût… comme si avoir un DVA allumé pouvait supprimer le risque !?



Changement d’ambiance et décontraction le soir même avec le concert du Liberquartet.

#piazzolla

précédente page 2 sur 65 suivante »