Aiguille de la Vanoise

Mauvais temps annoncé par le Sud à partir de Samedi après-midi, notre plan initial tombe à l’eau et on se rabat sur un massif alpin un peu plus au Nord, pour se laisser le temps avant l’arrivée de la perturbation.
La Vanoise donc, y’a pire.
Et l’Aiguille de la Vanoise donc, pour faire dans la grande classique.

Histoire de profiter un peu, nous montons au refuge le vendredi soir, pour profiter des lumières du soleil d’automne couchant et de la bière en terrasse.

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Grasse matinée, et réveil à 7h30, ce qui est pour le moins inhabituel… mais l’attaque de l’Aiguille n’est qu’à un petit 1/4h de marche, on est très vite dedans. Et son orientation fait que le soleil n’y arrive qu’assez tard, donc pas de rush.

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Ça commence par de la grimpe facile dans du rocher bien fracturé et pas trop raide – très chouette.

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La deuxième partie est plus aérienne, avec de nombreux passages en râteaux de chèvre, où on tient l’arête dans les mains, avec les pieds en adhérence sur le côté Sud.

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Enfin, après encore un peu de traversée, on attaque la descente toujours sur le fil, par des pas de désescalade. Un petit rappel d’une quinzaine de mètres nous amène sur le sentier de descente, alors qu’un groupe de grimpeurs attaque seulement l’arête par l’autre côté, et qu’il est 11h. Et qu’ils sont nombreux et (donc) très lents. Et que la perturbation arrive très vite, dans un ciel déjà laiteux. Bref.

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Pour nous la descente sera sans encombre par le vallon de l’Arcellin, jusqu’au parking. Encore une belle classique cochée !



Chronique Musicale: Chega de Saudade, João Gilberto (1958)

Chega de Saudade est un morceau composé par João Gilberto et Vinicius de Moraes en 1958 et présent sur un single qui fera date dans l’histoire de la musique. C’est ni plus ni moins que l’invention de la Bossa Nova et son phrasé spécifique à la guitare, appelé batida.

Ce disque rencontrera un succès mondial et lancera un mouvement musical planétaire encore actif aujourd’hui. Quelques années plus tard, Stan Getz entamera la conversion de ce style en jazz, ce sera la naissance du jazz bossa.

Le titre Chega de Saudade est donc enregistré pour la première fois par João Gilberto en 1958 et le voici dans sa version originale.



Le morceau est écrit en Ré et utilise les modes Mineurs et Majeurs, créant une alternance subtile de mélancolie et d’espoir. Il semblerait que ce soit le concept de Saudade en portugais, mot intraduisible en français, et qui évoque des sentiments mêlés. En anglais, le titre sera d’ailleurs traduit No More Blues.

Voici une version du quintet de Dizzy Gillespie, qui enrichit la section rythmique de percussions brésiliennes et d’un rythme presque samba: pleine période jazz bossa!



Mais ma version préférée est celle du Rosenberg Trio, où les guitares gitanes et la contrebasse restituent parfaitement cette rythmique chaloupée propre à la bossa. Et bien sûr, la guitare et le swing naturel de Stochelo Rosenberg font des merveilles sur ce titre du mythique album Seresta, sorti en 1989 (et réédité en 2009 à l’occasion de ses 20 ans). Ouvrez grand vos oreilles et écoutez la subtilité du jeu, le vibrato, les modulations, les relances… tout est parfait !

Sous le Râteau Ouest

Dès qu’il faut se lever un peu (et encore, première benne à 8h30 !!!) c’est sélectif et seul François sera motivé pour nous accompagner ce matin sur le Glacier de la Girose. Du coup on ambitionne d’aller jusqu’au Râteau Ouest peut-être, on verra bien.

Dans la queue pour le téléphérique je retrouve Jocelyn C. qui prévoit justement le même trip avec ses garçons. On fera donc un bon bout de la sortie ensemble, jusqu’à nous arrêter vers 3600m passés, ma cordée souffrant un peu de l’altitude et l’arête étant un peu encombrée sur la suite.

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Photo Jocelyn C.

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Photo Jocelyn C.

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Photo Jocelyn C.

On se pose donc face au Vallon de la Selle, et après une petite séance photo promotionnelle pour La Sportiva (et un nouveau modèle de chaussure que Jocelyn teste en vue d’un article), prenons le chemin du retour dans de belles lumières.

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Photo Jocelyn C.

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Il y a bien longtemps que je n’étais pas revenu ici l’été : le secteur est très adapté à des initiations ou des courses de perfectionnement sans longue approche, ce qui est assez unique dans les Ecrins. Malgré cet avantage apporté par le téléphérique en place, il faudrait être dingue pour défendre encore un développement supplémentaire et un 3ème tronçon actuellement en projet… quel montagnard peut avoir envie de ça?

Eté 2021

Nous commençons nos congés d’été par un court séjour à Saint-Gervais, où la météo n’a pas permis de satisfaire nos ambitions. Pas grave, nous avons pu grimper un peu quand même. Direction le Morvan ensuite pour une fête de famille. Entre les préparatifs, un peu de vélo-rail, du rafting sur le Chalaux (again !) et même de l’équitation.

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Nous poursuivons par un trip en Crète. Que de belles choses et de beaux endroits… Une chaleur un peu difficile en début de séjour qui oblige à se lever un peu tôt, heureusement notre maison a une belle piscine, et la mer n’est pas loin non plus.

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Entre les plages et les belles tables de restaurant, il y a aussi de quoi toucher du doigt l’histoire de l’île par les visites de monastères ou de site minoens, ou encore des ports vénitiens dans les villes.

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Un matin nous laissons les gars faire la grasse matinée dont ils rêvent depuis le début du séjour et nous prenons la route du Mont Ida (ou Psiloritis), culmen de la Crète à 2456m. L’ascension démarre d’une route de bout du monde, sur un plateau désertique brouté par les chèvres. Le vent nous attrapera sur la crête finale, et rendra la progression difficile avec des rafales approchant les 100km/h. Au sommet, une petite chapelle et une grosse cloche, mais surtout une vue à 360° sur toute l’île.

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En deuxième partie de séjour, cap sur l’extrême ouest de l’île et ses lagons, belles plages et villages typiques. Notre best restera la plage d’Elafonissi, où il est possible de trouver des criques désertes et une eau turquoise à seulement 15min de marche de la foule des transats. Beau souvenir aussi de cette crique perdue au Sud de Salafarna : déserte.

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Les gorges de Samaria étant fermées pour cause de risque d’incendie trop élevé (ça brûle fort dans les îles au Nord d’Athènes), nous nous rabattrons sur celles d’Imbros, tout aussi jolies.

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Dernière section de notre séjour, une semaine de famille (de l’autre côté) sur le bassin d’Arcachon. Nous logeons au Pilat, superbe quartier très huppé de belles villas entre la Dune et l’entrée du bassin. Surf, paddle, plage, belles tables et même de la voile… la vie en bord de mer a aussi ses avantages, et on s’y habituerait vite !

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Sur la route du retour, nous faisons étape dans le Quercy, et après avoir visité Cahors, la grotte de Pech Merle (fantastique !), nous descendons dans le Gouffre de Padirac. De belles expériences.

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Pic Nord des Cavales, arête Sud

Vanoise la semaine dernière, Ecrins cette semaine. Direction le refuge du Pavé pour monter au Pic Nord des Cavales, dont le rocher a bonne réputation.

La montée au Pavé est bien longue, mais ces vallons sont tellement beaux qu’on oublie la distance et les cailloux.

Ici le Plan de l’Alpe avec Les Agneaux et le Pic de Chamoissière.

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Puis un peu plus loin, vue sur le Pic de Neige Cordier, Roche Faurio et son austère Couloir N.

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Enfin en montant encore un peu sur la longue moraine, toujours le Pic de Neige Cordier et un clocheton de la Grande Ruine.

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Nous passons par le sentier des câbles sous le refuge, qui permet de l’atteindre plus directement. Il louvoie habilement dans la barre rocheuse, et aboutit sur le replat du Lac du Pavé, à quelques centaines de mètres du refuge. Les nuages ont fini par monter, et la brume enveloppe tout à notre arrivée.

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Heureusement tout va se dégager un peu plus tard dans la soirée, nous offrant de jolies vues sur le secteur, et notamment le Pic Gaspard, le Pavé et bien sûr la Grande Ruine, dont la face Nord est là, juste en face.

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Le refuge du Pavé est pour le moins rustique, et le confort y est plus que sommaire. Pour augmenter la capacité de la vieille cabane de chantier (3m de large, tout en long), certains dorment dans des tentes, d’autres dans « la grotte ». Mais la salle à manger n’est pas assez grande pour accueillir tout le monde, et les équipements à dispo des gardiennes pour cuisiner pour 30 personnes font franchement peur…

L’avantage pour nous est la marche d’approche réduite, et l’absence de neige ou de glacier : pas besoin de se lever trop tôt (et tout faire en chaussures basses, aussi!). C’est donc vers 6h passées qu’on se met en route, et un peu plus d’une heure plus tard nous touchons le rocher.

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Le caillou est superbe sur cette arête Sud, ce qui est étonnant pour ce niveau, car tout est vraiment facile et bien fracturé.

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Après 2 longueurs un peu plus grimpantes, les rochers finaux donnent accès au sommet, d’où la vue sur le massif de la Meije est spectaculaire.

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Pour la descente, nous ferons quelques rappels mais la majeure partie en désescalade. Enfin, de bons névés nous permettront de gagner de précieux mètres de descente.

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Pause à Valfourche, porte d’entrée de la zone cœur du Parc National.

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Et elle est bien longue, cette descente jusqu’au parking… on totalisera plus de 13km et 1700m de descente. De quoi bien se mettre les pieds en compote.

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