Souvenir

Le 14 Juillet 2003, 3 jeunes espoirs de l'alpinisme français et membres de l'Equipe Nationale Jeunes Alpinistes de la fédération étaient fauchés par des blocs de glace issus de la chute d'un sérac au lieu-dit La Jonction, à la descente, après avoir réalisé plusieurs voies difficiles à l'envers du Mont-Blanc: Piliers de l'Androsace, du Frêney, et du Brouillard.

Marschal Musemeci, 22 ans

Arnaud Drouet, 23 ans

François Dupety, 23 ans

François avait été mon meilleur ami lorsque nous habitions tous les deux à Douai - à partir de la 5ème. On avait commencé à grimper ensemble, sur le mur en pierres apparentes de la maison de ses parents. J'ai le souvenir de bons moments de tennis, de vélo, et de tyrolienne dans les arbres du jardin.

J'avais repris contact quelques mois auparavant l'accident: François revenait d'une expé au Pérou, qui lui avait valu une nomination aux Piolets d'Or - la plus haute reconnaissance de la communauté montagnarde - pour une réalisation exceptionnelle au Huandoy.

Dans les jours qui ont suivi l'accident, les parents de François ont réuni ses amis et la famille dans leur chalet d'Argentière, d'où la terrasse offre une vue presque cruelle sur La Jonction. Ce fut un moment particulièrement difficile.

Chrisophe Moulin, le guide encadrant l'équipe, a raconté l'accident dans son livre Solos.

10 ans ont passés, mais là-haut, le vent est toujours notre seule récompense.

Aiguille Centrale du Soreiller

Sortie montagne avec Manue, Rémy et Marie. Un cahier des charges compliqué pour une sortie initiation: ça ne doit pas "faire peur", pas être trop long ni trop technique. Bref, on mise tout sur le plaisir!
Malgré tout, on est en Oisans et tout cela se mérite: les montées au refuge sont déjà longues, mais les descentes paraissent encore plus longues dans les cailloux.

Samedi vers 15h, après les traditionnels bouchons de Vizille à cette période de l'année, on attaque la montée pour le Refuge du Soreiller. J'y avais déjà fait un séjour lors d'une ascension de l'Aiguille Dibona en Septembre 2007. Un pur refuge de grimpeurs, le cirque du Soreiller donnant exclusivement accès à des courses de rocher - dont l'incontournable Aiguille Dibona, qui a vraiment de la classe quand on arrive dans le vallon. Nous, nous visons l'aiguille Centrale du Soreiller, dans l'alignement de la Dibona et plus haute de 200m.

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Pour l'heure, nous voici dans les lacets du sentier de montée.

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Dimanche matin, le départ est fixé à 7h après une bonne nuit (mmmh...).
On commence par une bonne heure de cramponnage pour accéder à l'arête. On a beau être presque fin Juillet, tout est encore très enneigé au dessus du refuge. Et c'est tant mieux: la marche en crampons sur la neige regelée est beaucoup plus agréable que les pierriers qu'il aurait fallu remonter.

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On va doucement, les novices assurent leurs pas.

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On arrive vers l'attaque de l'arête rocheuse. On laissera ici piolets et crampons en vue du retour. A présent, on progresse sur du rocher.

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On dépasse l'altitude de la Dibona, qui reprend à nouveau les airs de pic pointu qu'elle a depuis le versant Sud.

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Quelques longueurs faciles plus tard, voici le passage d'une belle dalle cannelée.

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Enfin, après une traversée aérienne, on atteint l'arête horizontale du sommet: 3338m

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La descente fut longue: manip de corde pour un grand rappel, puis désescalade en assurant mes seconds, finalement assez peu habitués au terrain montagne. Enfin, de nouveau la neige, puis le refuge.

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Beau spectacle en arrivant au refuge: un hélitreuillage en pleine face Sud dans la Dibona, puis un atterrissage sur la plate-forme, avant de repiquer direct dans la vallée.

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Atterrissage devant le Pic Gény et le Rouget.

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Cette aiguille est une jolie course peu difficile: de la neige, du rocher, une ambiance haute-montagne, et l'occasion de faire découvrir les différentes techniques de progression, et de descente. Bref, seulement du plaisir sans aucun stress. Recommandé!

Montaud Trail 2013

Voilà 2 saisons que je rate cette course, pour cause de week-end du 14 Juillet. Cette année on est là, donc allons-y pour le parcours 25km (qui fait apparemment plus 24 que 25, d'ailleurs)

Parcours difficile cette année, avec notamment 7km de montée raide entre le 10 et le 17ème km. Les sensations sont moyennes sur le début, je me sens pas super bien. Ca s'améliorera par la suite, mais je réalise que je suis excessivement prudent en descente: je gagne des places sur les montées, même lorsque tout le monde marche. Mais aussitôt la descente arrivée, les gens me redoublent à toute allure.

Je me suis quand même fait plaisir, en particulier sur la deuxième moitié, que je connais moins. Et l'organisation était excellente, avec de multiples points d'eau en cette journée chaude.

Je termine le parcours en 3h16, sans avoir trop forcé.

Pendant ce temps, Anselme a brillé à la course des enfants: 2km (tout à fond, bien sûr) pour les 8-12 ans.

On le voit ici avec le dossard 394, victime d'une obstruction manifeste de la part du 378.

Montaud Trail Anselme

Minimal

C'est la dernière tendance en course à pieds: le retour à des chaussures minimalistes, ultra légères, plus proches du sol et donnant l'impression de courir pieds nus. Pour tester ça, je prends mon parcours favori: sans trop de cailloux et bien roulant jusqu'à la Dent de Moirans.

Dès le départ, c'est déroutant. Comme une impression d'être pieds nus, sans rien. On sent bien le sol sur les appuis au talon. La semelle étant quasi-plate (peu de différence de hauteur entre les orteils et le talon), ça tire plus fort sur les mollets dans les montées. Comme une montée à skis sans cales.

La foulée se modifie presque instinctivement. Les pas deviennent plus courts, et la cadence plus élevée. Comme quand on court pieds nus, on apprend à amortir avec l'avant du pied. C'est assez intéressant.

#trailrunning

Le Défends d'Eyguières, en attendant le mariage

Samedi matin, j'ai envie de profiter des paysages des Alpilles. Je pars pour une visite du Défends d'Eyguières, ce petit massif qui surplombe la plaine de Salon-de-Provence. Au départ du camping où on loge et où aura lieu la fête, c'est parfaitement optimisé.

Le long des canaux, puis dans la pinède et enfin sur les cailloux calcaires, c'est très agréable. Mais il fait déjà chaud sur les pistes caillouteuses près du point culminant. De retour au camping, piscine avant le repas en terrasse à l'ombre des platanes... un avant-goût de vacances!

Provence #trailrunning


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